Manque de bulletins, bureaux fermés... Un 1er tour émaillé de nombreux couacs

Dans plusieurs villes de France, des bulletins, tant des listes de gauche, que du RN, ont manqué

RÉGIONALES 2021 - De nombreux dysfonctionnements ont été relevés lors du scrutin, dimanche 20 juin. Des manques d’assesseurs, de bulletins et une mauvaise distribution des professions de foi que dénoncent les élus.

Nombre insuffisant de bulletins, manque d’assesseurs, bureaux de vote fermés : les couacs ont été nombreux dans l’organisation de ce premier tour des élections régionales, dimanche 20 juin. À tel point que des grandes figures nationales, comme Jean-Luc Mélenchon s'en sont saisies.

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À Marseille, ce sont les électeurs de 34 bureaux de vote qui ont été dans l’impossibilité de s’y rendre à 08h00. La mairie de Marseille a expliqué avoir fait face à "un problème de mobilisation des assesseurs : sur 481 bureaux, 40 présidents ne sont pas venus récupérer leur sacoche samedi". La municipalité a donc dû recruter dans la précipitation 20 présidents. Même pénurie à Saint-Etienne (Loire) où le maire Gilles Artigues, a reconnu que "les habituels assesseurs militants étaient cette année en nombre insuffisant"

Dans la commune de Cousolre (Nord), où a voté le ministre de la Justice, on a même déploré un manque de bulletins pour la liste d’union de la gauche et des écologistes portée par Karima Delli. "Si sur les quatre premières heures de vote, aucun électeur n'a pu choisir ce bulletin, cela pose la question de la sincérité du scrutin", a déploré Benjamin Saint-Huile, président de l'agglomération de Maubeuge, présent sur cette liste.

Une commission d'enquête exigée

Mais au-delà de ces réactions des élus locaux, des figures politiques nationales se sont saisies de la question des dysfonctionnements. Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, a réclamé "une commission d'enquête sur les conditions dans lesquelles s'est déroulé le vote de ce dimanche […] Il est temps de s'interroger publiquement sur les causes de tels dysfonctionnements", a fustigé le chef de file La France Insoumise.

De nombreux élus avaient également alerté, cette semaine, sur une mauvaise distribution de la propagande électorale par la société Adrexo. Ainsi, les professions de foi des candidats et les bulletins de vote ne seraient pas correctement parvenus aux électeurs. "Il faut assurer la distribution de second tour dans des conditions parfaites comme dans toute démocratie digne de ce nom !", a tweeté Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste. De "graves dysfonctionnements qui menacent la bonne organisation démocratique", a de son côté dénoncé le président des Républicains Christian Jacob.

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Le ministère de l’Intérieur a donc réagi, par la voix de la ministre déléguée Marlène Schiappa, en annonçant la convocation, lundi 21 juin, de  La Poste et d’Adrexo, responsables de la distribution. Le ministère a également précisé que pour le second tour, la distribution de la propagande serait supervisée par les préfets pour éviter et signaler toute erreur.

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