Régionales 2021 : quelle stratégie d'entre-deux-tours pour La République en marche ?

Régionales 2021 : quelle stratégie d'entre-deux-tours pour La République en marche ?

STRATÉGIE - Les mauvais résultats des candidats de La République en marche ce dimanche au premier tour des élections régionales ne leur permettront pas de peser éminemment dans l'entre-deux-tours, où leurs alliances et retraits de liste se font au cas par cas.

Éliminés ou relégués au second plan. Les résultats du premier tour des régionales ne placent pas les têtes de liste du parti présidentiel en position de faire basculer le scrutin dimanche prochain. Ni d'être convoités par les candidats encore en lice. Sur l'ensemble du territoire, La République en marche a recueilli environ 11% des suffrages, et ses listes ont été éliminées dès le premier tour dans les Hauts-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie. Alors les tractations d'entre-deux-tours concerneront peu les candidats LaREM. 

Un second tour si peu concernant qu'aucune stratégie nationale n'a été adoptée, à en croire les déclarations d'alliance et de maintien qui se succèdent depuis dimanche. Ainsi dans les régions où les candidats LaREM ont été éliminés, certains ont donné des consignes de vote et d'autres s'y refusent, à l'instar de Bruno Bonnell en Auvergne-Rhône-Alpes et Vincent Terrail-Novès en Occitanie. Seul Laurent Pietraszewski, dans les Hauts-de-France, a appelé à voter pour le président sortant. "Dimanche prochain, fidèle à mes valeurs et à mon engagement républicain, je voterai pour Xavier Bertrand. J’appelle tous ceux qui m’ont soutenu au premier tour à faire de même", a-t-il déclaré sur Twitter.

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Des candidats LaREM peu courtisés

Dans certaines régions, les candidats LaREM ont choisi de se maintenir, soit parce qu'ils refusent de choisir entre une alliance avec Les Républicains ou la gauche, soit parce que les candidats en position de force refusent de les intégrer à leurs listes. Dans les Pays-de-la-Loire, François de Rugy, 11% des voix, se maintiendra face à la présidente sortante Christelle Morançais (LR), malgré la tentative de rapprochement esquissée par Edouard Philippe. Il fera face aux écologistes et au PS menés par Matthieu Orphelin et au RN. En Normandie, arrivé en quatrième position avec 10%, Laurent Bonnaterre assure ce lundi qu’il se maintiendra "probablement" au second tour. "Oui, la majorité présidentielle doit vous représenter à la région, pour vous donner Envie d’Ile-de-France", a enfin tweeté Laurent Saint-Martin dimanche soir, alors que Valérie Pécresse avait exclu toute alliance avec LaREM pendant sa campagne.

Dans le Grand Est, la ministre Brigitte Klinkert a redit ce lundi sur France Bleu qu’il n’était pas "pas question de se retirer", Jean Rottner (LR) ayant refusé toute alliance avec LaREM. En Bourgogne-Franche-Comté, Denis Thuriot se maintiendra également, après le "refus de la présidente sortante Marie-Guite Dufay de constituer un arc politique républicain, préférant le sectarisme d’un accord rétréci avec les communistes et les verts", a-t-il dénoncé dans son communiqué. 

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Des accords possibles à droite de l'échiquier politique

Si des accords sont possibles, ils existent essentiellement à droite de l'échiquier. Ainsi de la ministre Geneviève Darrieussecq, en troisième position en Nouvelle-Aquitaine, bien décidée à maintenir sa liste, sans exclure une alliance avec le Républicain Nicolas Florian, successeur d'Alain Juppé. "Tous ceux qui se reconnaissent dans ce projet de proximité, de développement de la région, je les accueille à bras ouverts", a-t-elle déclaré. 

En Centre-Val-de-Loire, Marc Fesneau (16,7%) a ouvert la porte à un rapprochement avec la liste de Nicolas Forissier (LR), en restant vague sur les modalités et réclamant un "respect mutuel" au moment des discussions. Mais ce n'est pas gagné, puisque le Républicain lui a répondu : "Ce n’est pas à moi de prendre mes responsabilités, c’est à monsieur Fesneau de le faire, moi je suis clairement en tête." En Bretagne, dans la rivalité qui oppose les deux dauphins de Jean-Yves Le Drian, Thierry Burlot (15,5% au premier tour) a appelé le socialiste et président sortant Loïg Chesnais-Girard à "reconstituer sa majorité" en l'y intégrant... tout en prévenant qu'il ne le rejoindrait pas s'il s'alliait avec les Verts. Des Verts qui, de toute façon, ont décidé de partir seuls. 

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