"Trahison !" : prise de bec entre Darmanin et Dupond-Moretti avant le Conseil des ministres

Darmanin / Dupond-Moretti : le clash et après ?

CLASH DES MINISTRES - Le garde des Sceaux et son collègue de l'Intérieur, notoirement opposés sur des dossiers sensibles, se sont invectivés avant le Conseil des ministres, mercredi 23 juin. En cause ? Un commentaire jugé déloyal sur fond de résultats aux régionales.

Les scores décevants de la majorité s'invitent jusqu'au Conseil des ministres. Enfin, juste avant. La scène se passe mercredi 23 juin, un peu avant 10h30, à l'endroit où se réunissent les ministres et secrétaire d'État en attendant l'arrivée du chef de l'État. Eric Dupond-Moretti, qui a attendu mardi soir pour appeler à voter Xavier Bertrand, large vainqueur de la liste présidentielle au premier tour des régionales, fulmine contre le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Le ministre de la Justice, qui a déjà dû encaisser le soutien sans fard de son collègue aux policiers et leurs déclarations tapageuses sur la justice, au mois de mai, ne digère pas les félicitations qu'il a adressées à Xavier Bertrand, au soir du scrutin. En cause ? Cette phrase, ressortie par France Inter, où l'élu de Tourcoing félicite le président sortant des Hauts-de-France pour son joli score : "Vous connaissez mon estime pour Xavier Bertrand, il a été récompensé pour son bilan", avait-il confié aux journalistes. 

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Un autre échange tendu entre Pompili et Borne

Pour Eric Dupond-Moretti, vainement dépêché en service commandé pour sauver une campagne moribonde, c'est trop. "C'est de la trahison", tonne-t-il devant Gérald Darmanin. L'échange est houleux, "très tendu", raconte un observateur à LCI. En face, celui qui fut directeur de campagne de Xavier Bertrand en 2015 ne se démonte pas : "Commence par gagner une élection". Le ministre de l'Intérieur peut fanfaronner : il est un des seuls membres du gouvernement à sortir indemne du fiasco électoral du 27 juin. Dans un contexte de forte abstention, il a réalisé 54% des voix aux départementales. "Sur notre canton, on fait six fois mieux que la liste Pietraszewski", avait-il plastronné.

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L'échange clos, le Conseil des ministres commence et le président appelle son équipe "à jouer collectif". Un commentaire qui fait forcément écho à la prise de bec entre ses deux ministres régaliens. Mais non : le président adressait en fait un autre clash entre ministres, soient Barbara Pompili et Elisabeth Borne. La ministre du Travail, qui vient d'essuyer la suspension de sa réforme de l'assurance-chômage, ne décolérait pas contre sa collègue de la Transition énergétique. En cause, la réaction du parti présidé par l'écologiste, En commun !, qui s'était réjoui dans un tweet de la nouvelle. Il y avait bien besoin de resserrer les rangs.

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