Régionales en Ile-de-France : au meeting de Laurent Saint-Martin, l'ombre écrasante d'Emmanuel Macron

Laurent Saint-Martin

REPORTAGE - Plus de dix membres du gouvernement ont participé ce samedi au meeting de Laurent Saint-Martin, espérant combler le déficit de notoriété et les difficultés dans les sondages du candidat de La République en marche aux élections régionales et départementales en Ile-de-France.

Les "Emmanuel Macron président" ont résonné autant que les "Laurent Saint-Martin président", ce samedi sous les arbres du parc Floral. En déficit de notoriété (seuls 24% des Franciliens l’identifient, selon une étude Ipsos Sopra Steria) et en difficulté dans les sondages (il est crédité de 11% des voix au premier tour, selon le même institut de sondage), le candidat de la majorité présidentielle a décidé de s’appuyer sur le président de la République et son bilan, pour la dernière ligne droite de sa campagne.

Il suffisait de jeter un œil aux personnalités assises au premier rang, arrivées en cortège sous les hourras du public, pour comprendre qu'il n'était plus seulement question d'élections locales. Plus de dix membres du gouvernement avaient fait le déplacement : Jean-Michel Blanquer, Elisabeth Borne, Elisabeth Moreno, Clément Beaune, Nathalie Elimas, Franck Riester, Emmanuel Wargon, Amélie de Montchalin, Olivier Dussopt ou encore Adrien Taquet. Et deux des plus médiatiques ont pris la parole : Marlène Schiappa, tête de liste à Paris, et Gabriel Attal, chouchou du public à l'applaudimètre. 

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"Il y a encore des gens qui ne savent pas que la liste d’Emmanuel Macron, c’est la liste de Laurent Saint-Martin", a d’ailleurs rappelé la ministre en charge de la Citoyenneté, vêtue d'un tee-shirt blanc à l'effigie du candidat, après avoir appelé le millier de sympathisants présents à "envoyer une minute d’énergie très positive à Emmanuel Macron", "qui a toujours été là dans les moments difficiles"

Un bilan quasi exhaustif du quinquennat

Quelques vidéos de soutien d'autres ministres comme Olivia Grégoire et Bruno Le Maire plus tard, le porte-parole du gouvernement a poursuivi. "Nous sommes en train de surmonter la crise (...) Si nous sommes là, c'est parce que nous avons tenu notre promesse, que le calendrier présenté par le Président a été tenu. Et ça il faut en être fier", a assuré Gabriel Attal. Dénonçant tous ceux qui ont "critiqué par principe" le chef de l'Etat et "ont été démentis par les faits", il s'est ensuite lancé dans un bilan quasi exhaustif du quinquennat, de l'arrêt du projet de Notre-Dame-des-Landes à la suppression de la taxe d'habitation. 

"Nous n’aurions pas les compétences pour gérer les problématiques régionales" mais "nous ne sommes pas des sortants, nous entrons dans le jeu", a continué celui qui s'est dit plus à l'aise devant ces militants que les mercredis devant les journalistes à l'issue du Conseil des ministres. "Il faut l’assumer, assumer que nous entrons dans le jeu avec des idées neuves, forts du bilan de l’action présidentielle."

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Lorsqu'il est monté sur scène à son tour, Laurent Saint-Martin a continué de se positionner comme le candidat d'Emmanuel Macron. "[Mon] ambition de transformation pour l'Ile-de-France est la même que celle que porte Emmanuel Macron pour le pays depuis quatre ans", a indiqué le rapporteur général du budget, qui veut insuffler "l'ADN de la majorité présidentielle" à la région. "Si nous jouons collectif nous sortirons plus forts de cette épreuve." Auprès des journalistes à l'issue d'un meeting de plus de deux heures, Laurent Saint-Martin a nié miser sur la cote de popularité en hausse du chef de l'Etat, à 50% d'opinions positives.

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