Régionales : Jean-Luc Mélenchon refuse de donner une consigne de vote pour les duels LR-FN

Régionales : Jean-Luc Mélenchon refuse de donner une consigne de vote pour les duels LR-FN

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ENTRE-DEUX-TOURS – Le leader du Front de gauche exprime sa position dans une interview au Monde mercredi. Pour lui, les candidats de droite doivent convaincre pour "mériter" les voix de gauche face au Front national.

Il était l'un des rares leaders politiques à ne pas avoir encore pris la parole, se contentant jusqu'ici d'un post publié lundi matin sur son blog, "sous le choc" . Trois jours après les élections qui ont placé le FN en tête dans 6 régions de France, Jean-Luc Mélenchon exprime sa position dans une interview publiée mercredi matin sur le site du Monde. Pour lui, pas de front républicain, mais pas non plus de "ni ni" : il ne donne tout simplement pas de consigne de vote dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Paca où la gauche est absente du second tour des élections régionales.

Il comprend "la réaction d'honneur blessé" de Masseret

"Dans ces deux régions où il n'existe plus de vote de gauche possible, je me garderai bien de donner des consignes", déclare le cofondateur du Parti de gauche dans cet entretien. Pour lui, "le choix de chacun n’est plus politique mais moral et philosophique. Chaque personne doit se demander si elle peut violer sa conscience politique au profit d’un impératif réputé supérieur". Et Les Républicains (LR) Christian Estrosi et Xavier Bertrand, seuls en lice face au FN en Paca et dans la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, doivent convaincre pour "mériter" les voix de gauche face au Front national. "Plutôt la droite que le FN ? s'interroge en effet l'ancien candidat à la présidentielle de 2012. A condition qu’il y ait une différence ! Ce n’est pas à nous de la proclamer".

Jean-Luc Mélenchon, qui estime que le Front de gauche, dont les résultats ont été médiocres dimanche soir (4,15% des voix), ne peut pas perdurer sous sa forme actuelle, ajoute par ailleurs comprendre "la réaction d'honneur blessé" de Jean-Pierre Masseret (PS), toujours en lice dans le Grand Est malgré les consignes du PS.

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