Reims, Toulon, Perpignan... LaREM se lance dans la bataille des municipales et dévoile ses premiers candidats

Politique
ELECTIONS - Le délégué général de La République en marche, Stanislas Guérini, a dévoilé lundi le nom des dix-neuf premiers candidats investis par la majorité présidentielle pour les municipales de 2020. Parmi eux : l'avocat Gérard Chemla, qui ira défier le maire LR sortant de Reims, Arnaud Robinet. Les grandes villes, dont Paris, attendront.

La République en marche lève un petit bout de rideau sur sa stratégie pour les municipales. Avant que sa commission d'investiture ne tranche le cas beaucoup plus sensible des grandes villes, dont Paris, le délégué général de LaREM Stanislas Guérini a dévoilé lundi les noms des 19 premiers candidats investis par la majorité présidentielle dans des petites et moyennes villes. 


"Notre objectif est de multiplier par cinq le nombre d'élus municipaux", a indiqué le proche d'Emmanuel Macron, dont le mouvement participe pour la première fois à des élections municipales. Plusieurs conditions guident la stratégie des candidats LaREM, a précisé Stanislas Guérini, dont "l'engagement citoyen", le "renouvellement des visages" et le "rassemblement et la recomposition politique autour d'un projet". "Nous tendons la main à tous ceux qui veulent la réussite du pays, au-delà des étiquettes partisanes", a-t-il fait valoir. 

L'avocat Gérard Chemla à Reims

Parmi les principales annonces, la confirmation de la candidature de l'avocat pénaliste Gérard Chemla à Reims, connu notamment pour être le conseil du neveu dans l'affaire Vincent Lambert, mais aussi pour avoir défendu des victimes des attentats de Paris en 2015. 


En ligne de mire : l'actuel maire LR de Reims Arnaud Robinet, un temps approché par LaREM - son nom avait même circulé au début du quinquennat pour rejoindre les ministres d'Emmanuel Macron -, mais qui a soutenu la liste conduite par François-Xavier Bellamy lors des élections européennes, un choix a priori rédhibitoire pour espérer un soutien de la majorité présidentielle. Arnaud Robinet a récemment indiqué qu'il annoncerait son choix de se représenter ou non d'ici à la fin de l'année. 

Une députée à l'assaut de Toulon

Parmi les candidatures annoncées lundi, on note également l'investiture de la députée LaREM Cécile Muschotti, 31 ans, ancienne socialiste, pour tenter de conquérir la mairie de Toulon, dirigée depuis 2001 par le maire LR Hubert Falco, qui devrait être candidat à sa réélection. 


 Cécile Muschotti, élue en 2017 députée de la 2e circonscription du Var, avait fait campagne pour les régionales de 2015 en Paca aux côtés de Christophe Castaner, alors au PS. 

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Un autre député LaREM, Romain Grau (1re circonscription  des Pyrénées-Orientales), 44 ans, est quant à lui investi à Perpignan,  une autre ville dirigée par la droite. Les autres investitures annoncées lundi sont composées d'élus et de personnalités issues de la société civile, impliquées localement : Rachida Kaaout (Ivry-sur-Seine, 94), Josselin Chouzy (Mayenne, 53), Hélène Hollederer (Schiltigheim, 67), Laurence Hervé (Joué-les-Tours, 37), Florence David (Vienne, 38), Pierre Simon (Pontarlier, 25), Yannick Chemin (Saint-Maurice-Le-Vieil, 89) et Roukia Lahadji, maire sortante de Chirongui (Mayotte, 976). 


Le mouvement LaREM compte également "défier" le Rassemblement national dans ses terres, notamment avec Benoît Mathieu (Cavaillon, 84). Plusieurs maires sortants ont obtenu l'investiture de la majorité présidentielle : Emmanuel Darcissac (Alençon, 61), Olivier Klein (Clichy-sous-Bois, 93), Laurent Degallaix (Valenciennes, 59) et Dominique Faure (Saint-Orens-de-Gameville, 31). Sont enfin investis Gilles Schmidt (Rambouillet, 78), adjoint démissionnaire au maire LR et suppléant de la députée Aurore Bergé, et Raphaël Bernardin, maire de Saint-Sulpice-la-Pointe (81) depuis 2017.

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