Remaniement, réactions du gouvernement... Quatre questions sur la démission de Hulot

Remaniement, réactions du gouvernement... Quatre questions sur la démission de Hulot

EXPLICATIONS - Nicolas Hulot n'est plus ministre. Ce matin sur France Inter, il a annoncé qu'il quittait le gouvernement et par là-même, son portefeuille de ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, qu'il occupait depuis mai 2017. Surprise pour les uns, attendue pour les autres, cette démission a secoué le monde politique. Voici les questions soulevées par cette démission.

Il était 8h20, ce matin, lorsque Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé qu'il démissionnait de son poste, au sein du gouvernement. Une démission maintes fois prédite mais qui, ce 28 août, s'est concrétisée. 

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Comment a réagi le gouvernement ?

"L'ensemble des membres du gouvernement ont été surpris", a confié Benjamin Griveaux sur LCI, mardi soir après avoir évoqué "un manque de courtoisie" vis-à-vis d'Emmanuel Macron sur BFM TV.  La surprise est totale, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat : ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe n'étaient au courant que sa décision allait prendre effet aujourd'hui. Depuis le Danemark où il est en déplacement, Emmanuel Macron a salué "un homme libre" et a déclaré "respecter" sa décision. Le président de la République a néanmoins espéré compter sur son engagement "sous une autre forme". Nicolas Hulot peut "être fier de son bilan", avait fait valoir l'Elysée dès ce matin. "On est certain que notre bilan lui fera regretter sa décision", a précisé l'entourage du président Emmanuel Macron.

Edouard Philippe, premier Ministre, a de son côté pris acte de cette décision. "J'ai appris ce matin la décision de Nicolas Hulot de démissionner et j'en prends bien entendu acte", a déclaré Edouard Philippe en allant à la rencontre des ambassadeurs. "Je voudrais d'abord remercier Nicolas Hulot parce que pendant 16 mois nous avons travaillé ensemble et j'ai aimé travailler avec lui", a-t-il déclaré, visiblement un peu pris de court. Quelques minutes plus tôt, la désormais ex-collègue de Nicolas Hulot au gouvernement Marlène Schiappa ne pouvait pas masquer son incrédulité au micro de Radio Classique. 

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Un remaniement est-il prévu ?

Oui... mais pas dans l'immédiat, selon l'Elysée. Édouard Philippe a précisé qu'il ferait "des propositions" dans les "jours qui viennent" à Emmanuel Macron. Il ne devrait donc pas intervenir avant le retour d'Emmanuel Macron de sa visite au Danemark et en Finlande, prévu jeudi en fin de journée. A moins que Nicolas Hulot ne soit remplacé sans attendre par un autre membre du gouvernement, mais cela semble peu probable, pour l'heure. D'autant plus qu'entre la baisse de la cote de popularité du tandem Macron-Philippe et les affaires Nyssen et Benalla, ce remaniement pourrait être plus large.

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Qui va prendre sa place ?

Là encore, le mystère plane. "Pour être ministre de l'Environnement, il faut avoir un poids politique", souligne Daniel Boy du Cevipof, interrogé par l'AFP. Pour lui, il faut une personnalité reconnue sur les questions environnementales. "Un écolo connu et reconnu; mais trouvez-le", déclare le chercheur, notant que "le seul qui reste en poste et qui est Macron compatible, c'est François de Rugy", le président de l'Assemblée nationale.

Autre solution, un ministre "technicien", compétent mais pas forcément connu du grand public. Ou un ministre plus "politique", à l'image du secrétaire d'État à la Transition écologique Sébastien Lecornu, ancien maire d'Évreux. Des noms circulent : Barbara Pompili, Ségolène Royal, Alain Juppé... 

Est-ce que ce sont les chasseurs qui ont eu sa peau ?

Pas totalement, en réalité, mais ils ont probablement été "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase".  La présence du conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Thierry Coste, un "lobbyiste" qui "n'avait rien à faire là", lors d'une réunion intervenue la veille et après laquelle les chasseurs ont notamment vu le prix de leur permis être divisé par deux, a achevé  "de [le] convaincre que ça ne fonctionne pas comme ça devrait fonctionner", a insisté Nicolas Hulot sur France Inter. Des déclarations rejetées comme "un beau prétexte" par Thierry Coste. Quand on utilise la métaphore du "vase" et de la "goutte d'eau", c'est que depuis son arrivée au gouvernement il y a quinze mois, si Nicolas Hulot a obtenu gain de cause sur Notre-Dame-des-Landes notamment, il a aussi et surtout avalé des couleuvres d'un beau gabarit : le glyphosate, le CETA ou encore le nucléaire...  

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