VIDÉO - Pour son baptême au porte-parolat, Sibeth Ndiaye n'a pas été ménagée

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Le gouvernement Edouard Philippe III

PREMIÈRE - Tout juste nommée porte-parole du gouvernement en remplacement de Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye a pour la première fois fait face aux journalistes à l’issue de son premier Conseil des ministres ce lundi. L’ancienne conseillère en communication d’Emmanuel Macron a immédiatement dû se justifier suite à des propos tenus en juillet 2017. Elle a également été priée d'apporter des précisions après les paroles polémiques du président de la République au sujet de Geneviève Legay.

Aussitôt nommée, aussitôt bousculée. Lundi, au terme de son premier Conseil des ministres, juste après sa passation de pouvoir avec Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye s’est présentée pour la première fois devant la presse pour assurer (et assumer) ses nouvelles fonctions, celles de Secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement,  "avec beaucoup d'humilité, beaucoup de sincérité". 

Dès sa première, l’ancienne chargée des relations presse d’Emmanuel Macron pendant la dernière campagne présidentielle s’est rapidement retrouvée confrontée à ses propres paroles passées pour les justifier.

Pourrons-nous vous croire ?- Un journaliste à l'attention de Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye avait marqué les esprits quand elle avait confié dans L’Express en juillet 2017 : "J’assume parfaitement de mentir pour protéger le Président de la République".  Des propos qu’elle a dû justifier ce lundi. 

"Pourrons-nous vous croire ?", lui a notamment demandé directement un journaliste. La toute nouvelle Secrétaire d’État a répondu  : "Les paroles auxquelles vous faites référence sont des paroles qui ont été sorties de leur contexte. Ce sont des paroles qui ont été tronquées. Je crois qu’un certain nombre d’entre vous étaient d’ailleurs présents au moment où je les ai prononcées. Elles visaient à protéger la vie privée du président de la République dans un moment de vie personnelle. C’était ma fonction à l’époque, c’est-à-dire faire en sorte de défendre et de protéger le président de la République."

Les propos que je tiendrai seront des propos qui refléteront l’action du gouvernement- Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye, offensive, a ensuite mis en perspective son nouveau champ d’action au sein du gouvernement : "Aujourd’hui, en tant que ministre, j’ai une nouvelle responsabilité et j’aborde d’ailleurs ces nouvelles fonctions avec beaucoup d’humilité et beaucoup de sincérité. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que j’ai toujours un certain franc-parler. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, dans mon rôle de porte-parole du gouvernement, l’engagement qui est le mien c’est que les propos que je tiendrai seront des propos qui refléteront ce qu’est l’action du gouvernement et qui auront vocation à rendre plus intelligible et plus claire cette action au quotidien en direction des Français. J’espère que vous me jugerez sur les propos que je tiens et non pas sur ceux que l’on me prête."

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La nouvelle porte-parole du gouvernement a également dû justifier les récents propos polémiques du président de la République au sujet de Geneviève Legay. Il a désormais été établi que la septuagénaire blessée à Nice le samedi 23 mars a bel et bien été bousculée par un policier, une version définitive qui contredit les propos d’Emmanuel Macron le 25 mars dans une interview accordée à Nice-Matin : "Au moment où le président de la République s’est exprimé, les faits qui ont été ensuite portés à la connaissance du grand public, par le procureur lui-même, n’étaient pas forcément connus, en particulier le fait qu’il ait pu y avoir contact entre un membre des forces de l’ordre et Madame Legay", a précisé Sibeth Ndiaye.

Après avoir renouvelé les "vœux de prompt rétablissement du gouvernement", elle a également précisé "que les images qui étaient alors disponibles et qui avaient été visionnées au moment où le président de la République s’était exprimé avaient conduit le procureur de la République à conclure dans un premier temps qu’il n’y avait pas eu de contact direct. Elle a été confiée à plusieurs juges d’instruction et nous suivrons avec attention le développement de cette enquête", a conclue celle qui a pris la succession de Benjam Griveaux.

A l'issue de ce premier exercice face à la presse, plutôt policé et courtois, reste à voir désormais quelle relation la nouvelle porte-parole du gouvernement instaurera sur le long terme avec les journalistes.

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