Rythmes scolaires, dédoublement des classes, admissions post-bac… les précisons du ministre de l'Education sur TF1

RENTRÉE – Jean-Michel Blanquer était l'invité ce dimanche soir du JT de TF1. L'occasion pour le ministre de l'Education de revenir sur les points chauds de la rentrée et donner des précisions sur sa feuille de route.

Plus de 12 millions d'élèves s'apprêtent à reprendre le chemin de l'école dans une semaine. Une rentrée à laquelle se prépare également Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nommé en mai dernier par Emmanuel Macron, qui était invité ce dimanche soir au JT de TF1. Au programme ? Les sujets épineux de la rentrée : les rythmes scolaires, le dédoublement des classes de CP et le bug cet été des admissions post-bac.

Rythmes scolaires

Près d'un tiers des écoles primaires passent à la journée de quatre jours dès septembre, revenant ainsi sur les quatre jours et demi instaurés sous le quinquennat précédent (en 2013 et 2014). S'il s'agit du troisième changement de rythmes en neuf ans, puisque les écoliers étaient déjà passés de la semaine de quatre jours et demi à quatre jours en 2008, le ministre y voit une bonne chose. "Nous venons de donner plus de liberté aux maires pour être pragmatiques. Nous leur avons donné  la possibilité de décider en fonction des réalités qu'ils connaissent". Interrogé sur les différences de moyens qui peuvent exister entre les communes, le ministre élude : "Laissons aux collectivités locales et éducatives ce qu'il y a de meilleur pour eux. Nous allons travailler sur la qualité de ce qu'il se passe sur le plan périscolaire."

Dédoublement des classes de CP dans les zones prioritaires

C'est la mesure phare de cette rentrée et la mise en oeuvre -partielle- d'une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Les 2.500 classes de CP dans les écoles des quartiers très défavorisés (dits REP+) afficheront un effectif maximum de 12 élèves. Seules 70% des classes de ces CP devraient finalement afficher une douzaine d'élèves, les autres accueilleront deux maîtres dans leur classe, faute de locaux suffisants. Une mesure défendue par Jean-Michel Blanquer : "Nous voulons une école primaire ou tous les enfant sortent en sachant lire, écrire et compter. Ce n'est pas le cas à l'heure actuelle." Les difficultés rencontrées par les écoles pour mettre en œuvre ? Un mal pour un bien, à en croire le ministre : 85% des communes ont réussi à trouver une seconde classe. Quelque chose de très positif se dessine. (…) Nous sommes au cœur des problèmes."

Plateforme APB : une concertation à venir

Quelque 6.000 jeunes qui s'étaient inscrits sur la plateforme d'admission post-bac (APB) sont encore sans affectation à l'université, a indiqué la semaine dernière la ministre de l'Enseignement supérieur, promettant de poursuivre "un travail dans la dentelle" pour leur trouver une place. Une situation qui n'a guère évolué ce dimanche soir, a annoncé le ministre. "Ce qui s'est passé est tout à fait anormal", a déclaré le ministre, avant de préciser : "C'est une situation dont nous avons hérité." Et le ministre de définir les contours d'une réflexion sur ce sujet épineux : "Le tirage au sort ne doit plus exister, il faut une meilleure affectation. Une concertation va débuter très prochainement afin de redonner plus de poids au baccalauréat."

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