Réouverture des commerces : Le Maire et Borne dénoncent les "maires irresponsables" qui ont pris des arrêtés

Bruno Le Maire, Ministre de l'Économie, enfilant un masque.

MISE AU POINT - Alors que des maires se rebellent contre la fermeture des petits commerces, avec des arrêtés autorisant leur réouverture, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a fustigé ce dimanche leur comportement. Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement travaillait à "rétablir l'équité" avec les grandes surfaces.

Ils montent au front pour soutenir les commerçants. Plusieurs maires de petites et moyennes villes ne veulent pas attendre la clause de revoyure dans 15 jours pour permettre aux petits commerces "non-essentiels" de rouvrir leurs portes.  Depuis vendredi, nombreux sont les élus à signer des arrêtés, illégaux, autorisant leur réouverture pendant le confinement. 

"Je ne crois pas que ce soit responsable", a estimé la ministre du Travail Élisabeth Borne, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche 1er novembre. "Je voyais le maire de Béziers qui déambulait dans les rues en disant "ouvrez, ouvrez". Je trouve que ce n'est pas responsable. (...) On aimerait tous dire aux commerçants d'ouvrir mais ça ne peut pas se faire sans contraintes.

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Ces arrêtés ont également suscité la colère froide du ministre de l'Économie Bruno Le Maire. "Vous me permettrez de dénoncer au passage cette poignée de maires irresponsables qui prennent des arrêtés contraires aux décisions prises par l'Etat pour protéger la sécurité sanitaire des Français", a fustigé sur BFMTV le patron de Bercy, vent debout contre ces décisions unilatérales. "Ces maires pensent qu'ils soutiennent les commerçants, mais ils mettent en danger la santé des Français."

"Rétablir l'équité" entre les acteurs du commerce

En réponse à la fronde des commerçants, le Premier ministre pourrait annoncer ce dimanche soir, au JT de 20h de TF1, la fermeture dès lundi dans les grandes surfaces "des rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité", a annoncé le ministre aussi chargé du portefeuille des Finances. Après une journée de consultations, Jean Castex devrait effectuer "dans la soirée" cet arbitrage qui doit "rétablir l'équité" avec les petits commerces dit de proximité. "Je veux garantir que chacun doit être traité de la même façon, que vous soyez un supermarché ou un petit commerçant", a-t-il précisé.  

Cet aménagement pourrait être, selon lui, accompagné d'un durcissement des "jauges" de clients présents dans les grandes surfaces, c'est-à-dire le nombre de personnes admises en même temps dans un même lieu. "Il doit y avoir un comptage à l'entrée des grandes surfaces, avec une personne pour un certain nombre de mètres carré", a averti le ministre de l'Économie.

Par ailleurs, le gouvernement, qui travaille à des solutions, pourrait décider d'ici au 12 novembre de "rouvrir un certain nombre de commerces si la situation sanitaire le permet", a ajouté le ministre. En attendant, Bruno Le Maire a fait savoir que le produit des ventes retirées chez les commerçants en "click & collect" ne "rentrera pas dans le calcul du fonds de solidarité".

Jean Castex, invité du 20H de TF1 ce dimanche, devrait évoquer cette grogne qui enfle. 

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