"Cessons de nous déconsidérer", "on ne bâtit rien sur des mensonges", "le capitalisme ultra libéral va vers sa fin"... : les 6 phrases à retenir des voeux d'Emmanuel Macron

Politique

DISCOURS - Le président de la République Emmanuel Macron a prononcé ses vœux pour l'année 2019 ce lundi soir, lors d'une allocution télévisée. Debout face à la caméra, le chef de l'Etat a réaffirmé son intention de poursuivre les réformes amorcées par le gouvernement, et a également fustigé les actes commis par les extrêmes et certains Gilets jaunes.

Debout et "au travail". Emmanuel Macron a présenté ses voeux aux Français pour 2019. Un discours de 16 minutes prononcé depuis son bureau de l'Elysée. Pas d'excuses ni de repentance cette fois contrairement à son allocution du 10 décembre. Le président de la République a voulu donner de lui une image offensive. Pas de lumière terne non plus comme en octobre dernier'.  Voilà pour la forme. Sur le fond,  le chef de l'Etat a balayé les sujets forts de l'actualité, des réformes en cours à la colère des Français, sans pour autant citer le mouvement des Gilets jaunes, débuté le 17 novembre dernier. Pas d'annonce majeure mais un courrier qu'il enverra aux Français dans les tous prochains jours pour leur présenter le "grand débat national" qui doit conclure, en théorie, la crise des Gilets jaunes. 

Voici les six phrases à retenir de cette allocution.

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1. "Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple : mais lequel, d'où, comment ? Et n'étant en fait que les porte-voix d'une foule haineuse, s'en prennent aux élus, aux forces de l'ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c'est tout simplement la négation de la France." 

A travers cette phrase, le chef de l'Etat fustige certaines actions commises par les extrêmes mais aussi par certains membres du mouvement des Gilets jaunes, qui ont notamment fait pression sur certains députés en s'invitant à leur domicile.

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Voeux 2019 : Macron s'en prend aux "porte-voix d'une foule haineuse"

2. "Le débat national qui s'ouvre doit nous permettre de parler vrai, et je vous écrirai dans quelques jours pour vous en préciser les attentes." 

Le président de la République a promis aux Français un grand débat national afin de répondre à la crise du mouvement des Gilets jaunes. L'événement devrait intervenir au courant du mois de janvier ou février.

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3. "On ne bâtit rien sur des mensonges." 

Le chef de l'Etat appelle les Français à "regarder la réalité en face", à se protéger des fausses informations, les poussant à accepter les compromis, ces derniers ne pouvant pas à la fois "payer moins d'impôts, avoir plus de services publics et respirer un air plus pur." Un peu plus tôt dans son allocution, le Président avait formulé un premier vœu de "vérité" pour 2019". "On peut débattre de tout mais débattre du faux peut nous égarer. (...) Ce vœu de vérité est un vœu d'écoute, de dialogue, d'humilité", a ajouté M. Macron.

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Voeux d'Emmanuel Macron : "On ne bâtit rien sur des mensonges"

4. "Cessons de nous déconsidérer ou de faire croire que la France serait un  pays où les solidarités n'existent pas, où il faudrait dépenser toujours davantage." 

Par cette intervention, le président Macron met en avant le système français, à la fois scolaire, médical ou encore social. "On ne paye pas ou presque la scolarité de nos enfants, on se soigne à un coût parmi les plus faibles des pays développés pour avoir accès à des médecins d'excellence", martèle le chef de l'Etat.

5.  "Nous voulons changer les choses pour vivre mieux." 

Emmanuel Macron a fait référence aux différentes réformes que s'apprête à mener le gouvernement d'Edouard Philippe dans les mois à venir, à savoir celle de l'assurance chômage ou encore celle du système des retraites. Le président de la République a notamment appelé à "bâtir les nouvelles sécurités du XXIe siècle", et notamment "innover sur le plan social, démocratique, environnemental."

6. "Le capitalisme ultralibéral et financier va vers sa fin" 

Avec la "foule haineuse", c'est l'autre phrase très commentée au lendemain des voeux du chef de l'Etat. "Le capitalisme ultra libéral et financier trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques uns va vers sa fin.", a déclaré le chef de l'Etat avant d'ajouter : " Notre malaise dans la civilisation occidentale et la crise dans notre rêve européen sont là. Alors faut-il pour autant s’en désespérer ?  C’est un défi immense. "

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