REPLAY - "Le Pen, la politique en héritage" : dans les secrets de la famille la plus puissante de la politique française

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DOCUMENT EXCLUSIF - A quelques semaines des élections européennes, LCI a diffusé ce mardi 12 mars "Le Pen : la politique en héritage", document exclusif de Noé Gandillot sur le parcours de cette dynastie hors norme de la politique française, à revoir sur LCI.fr. Vous découvrirez la famille Le Pen à travers une dizaine de témoignages exclusifs dont ceux de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal, Bruno Gollnisch ou encore Florian Philippot.

Chez les Le Pen, on fait de la politique en famille. Pour le meilleur et parfois pour le pire. Dans "Le Pen, la politique en héritage", le document exclusif diffusé à partir de 20h50 mardi 12 mars sur LCI, le journaliste Noé Gandillot revient sur le parcours de cette famille hors norme, qui s’est à la fois forgée un destin  mais s'est aussi  déchirée à cause de la politique. Lors de ces 52 minutes parsemées de témoignages exclusifs de Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen, on découvre l'importance du clan Le Pen au sein du parti mais aussi les jeux d'influence des uns et des autres en coulisse. 

Pourtant, Marine Le Pen ne voulait pas faire de politique. "C’était la raison de tous mes malheurs", explique-t-elle. Mais celle qui voulait être commissaire de police, magistrate et qui fut un temps avocate, se rend vite compte que son nom est trop handicapant pour faire autre chose que suivre les pas de son père. A qui elle finira finalement par succéder à la tête du Front national en 2011.

Mais les sorties antisémites répétées de son père la poussent, en 2015, à l’exclure de son propre parti. "Ca a été horrible", raconte la présidente du Rassemblement national. "Parfois je me disais : 'Mais est-ce que tu as fait ça ? Il a fondé ce mouvement, il en a été 45 ans le président, est-ce que tu peux faire ça, est-ce que tu as fait ça ?' Ça paraissait pour moi quelque chose d’insensé. Mais on ne pouvait pas faire autrement, c’était ça ou la disparition du mouvement", continue-t-elle, avec émotion. "Nous sommes père et fille, donc ce que nous pouvons nous faire l’un l’autre, même si c’est justifié à nos yeux reste incontestablement une souffrance pour le père qu’il est et la fille que je suis."

Le problème Marion Maréchal Le Pen

Après le problème Jean-Marie Le Pen, se pose le problème Marion Maréchal pour la présidente du mouvement. "Marine Le Pen explique une chose et le lendemain Marion Maréchal dit à peu près l’inverse dans ses interviews", constate Florian Philippot, ancien vice-président du FN, qui ne partage pas la ligne politique de la petite dernière de la famille. "Et ça, c’était notre souci. On avait le problème Jean-Marie Le Pen, on ne voulait pas créer un deuxième problème Marion Maréchal Le Pen" explique-t-il, laissant également entendre que c’est le patriarche lui-même qui a donné de l’influence à sa petite-fille pour en faire la vraie concurrente de Marine Le Pen. Il ajoute, à propos de sa candidature dans le Vaucluse aux législatives de 2012 : "Le choix a été vite fait. On nous avait demandé de prendre les circonscriptions et de les ranger dans l’ordre de 1 à 577 selon le score de l’élection présidentielle. Et numéro 1, c’était celle-là. Donc elle a eu la meilleure circonscription de France sur 577. Personne d’autre n’aurait eu ce droit, personne. Là il fallait vraiment être Le Pen."


"Le Pen, la politique en héritage", un document exceptionnel à revoir sur LCI.fr (vidéo en tête).

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