REVIVEZ- L'hommage national de Samuel Paty à la Sorbonne

L'intégralité de la cérémonie d'hommage en l'honneur de Samuel Paty

REPLAY - Le chef de l'Etat a salué la mémoire de Samuel Paty, devenu "visage de la République" et de "la liberté", affirmant que la France ne renoncerait "pas aux caritatures", y compris celles du prophète Mahommet, qui ont valu à l'enseignant d'être assassiné. Le 21 octobre, un hommage national a été rendu au professeur assassiné.

Au cours d'une cérémonie à la Sorbonne, le chef de l'Etat, qui avait quelques minutes plus tôt remis la Légion d'honneur au professeur, a assuré que "nous continuerons le combat pour la liberté" devant 400 invités dont les proches du professeur, des élèves de l'établissement, et de nombreux responsables politiques français.

Samuel Paty a été la victime d'une "conspiration funeste, de l'amalgame" et de la "haine de l'autre", selon le président.

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"Vendredi soir, j'ai d'abord cru à la folie aléatoire à l'arbitraire absurde. Une victime de plus du terrorisme gratuit. Après tout, il n'était pas la cible principale des islamistes, il ne faisait qu'enseigner", a confié le chef de l'Etat, particulièrement ému.

Samuel Paty a été victime d'une "conspiration funeste, de l'amalgame" et de la "haine de l'autre", a ajouté M. Macron.

"Nous continuerons, professeur. Nous défendrons la liberté que vous enseigniez si bien et nous porterons la laïcité, nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d'autres reculent", a assuré Emmanuel Macron, estimant que l'enseignant est devenu le "le visage de la République" et "de la liberté".

"Faire des républicains, c'était le combat de Samuel Paty et si cette tâche aujourd'hui peut paraître titanesque (...) elle est plus essentielle, plus actuelle que jamais ici en France", a estimé M. Macron.

Samuel Paty est devenu le visage de la République"- Emmanuel Macron

"Samuel Paty est devenu vendredi le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, de vivre comme une communauté de citoyens libres dans notre pays", a ajouté le chef de l'Etat. 

En repartant à pieds de la Sorbonne par le boulevard Saint-Michel, le chef de l'Etat, interpellé par une enseignante, lui a promis: "on ne gagnera pas du jour au lendemain", "on ne changera pas la société en un jour" mais "on ne lâchera rien". 

La mémoire de l'enseignant a été saluée tout au long de la journée de mardi: des milliers de personnes ont participé à une marche blanche à Conflans-Sainte-Honorine pour dire non "à la barbarie". Et l'ensemble des députés ont observé une minute de silence, réunis sur les marches du Palais Bourbon.

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En Nouvelle-Calédonie, deux hommages ont été rendus mercredi à l'enseignant assassiné, lors d'une cérémonie officielle dans un collège puis à l'occasion d'un rassemblement citoyen, à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme.

Une minute de silence sera par ailleurs observée durant les compétitions sportives professionnelles du prochain week-end.

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