Emmanuel Macron "mécontente absolument tout le monde", tacle Marine Le Pen

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INTERVIEW - Marine Le Pen était l’invitée politique d’Elizabeth Martichoux dans la matinale de LCI ce jeudi 14 novembre 2019. La présidente du Rassemblement national a évoqué la politique du gouvernement qui "mécontente" tout le monde et appelé à soutenir la lutte contre la réforme des retraites.

La rivale d’Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle ne mâche pas ses mots. Face à une rentrée sociale animée, Marine Le Pen n’a pas hésité à attaquer la politique actuelle du président français qu’elle juge "déconnectée". 

"Emmanuel Macron paye sa déconnexion avec les attentes des Français." Pour la présidente du Rassemblement national, le président ne cesse de faire face à des mouvements contestataires car "il se désintéresse de la situation de souffrance" des Français et continue "à marche forcée". "A un moment donné, le peuple se rebelle." Marine Le Pen, qui estime que cette politique "mécontente tout le monde", va jusqu’à avancer que le chef d’Etat est "relativement inquiet" et a même "peur du peuple", avec qui la relation est "coupée". 

Et de prendre l'exemple de déplacements du locataire de l’Elysée dans des "villes fantômes" où les personnes sont "triées sur le volet". Un tacle qui fait référence à un tweet d’un délégué départemental du RN à Rouen, Guillaume Penelle, qui avait insinué que le déplacement était orchestré, prenant pour preuve la présence d’un référent LaREM dans le bain de foule du président. Un sous-entendu que le principal intéressé avait dénoncé comme faux, assurant que la rencontre était "fortuite".

"Je soutiens la lutte contre la réforme des retraites"

Parmi les prochains rendez-vous de la contestation sociale, la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites, annoncée depuis plus d’un mois par de nombreux syndicats. Une mobilisation que Marine Le Pen dit "soutenir". Si elle n’ira dans aucun cortège, considérant que là n’est pas "la place des chefs de parti politique", elle appelle encore une fois à lutter contre cette réforme "injuste" qui va "entraîner une situation d’affaissement du pouvoir d’achat. Une prise de position jugée "opportuniste et populiste", par le Secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui disait voir dans la stratégie du parti d’extrême droite trop de "contradictions". "Ces pauvres dirigeants de syndicats sont totalement à côté de la plaque", rétorque Marine Le Pen. "S’il était sincère dans sa démarche, il devrait se réjouir que la présidente du premier parti de France soutienne le retrait de la réforme".

Mais alors que propose cette ex-candidate à la présidentielle ? Car si elle veut pérenniser le système actuel, dans lequel une retraite "pleine" doit être possible avec 40 années de cotisations et un départ à 60 ans, encore faut-il des financements. Alors, la cheffe du parti avance que des "économies doivent être faites" dans d’autres domaines, et ce en arrêtant de "verser 22 milliards d’euros à l’Union européenne" un argument dont elle est coutumière, où en "arrêtant de financer l’immigration", pour lequel elle ne donne aucun chiffre concret. Ce n’est qu’alors, "si toutes ces économies ayant été faites, on s’aperçoit que le système de retraite ne peut pas fonctionner" que celle qui se voit déjà l’Elysée en 2022 proposerait de "se tourner vers les Français".

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