Le Val-de-Marne, dernier département communiste, bascule à droite

Un électeur détient une carte électorale et un bulletin de vote avant de voter dans un bureau de vote à Etaples, dans le nord de la France.

RESULTATS - Le Parti communiste a perdu le Val-de-Marne, le dernier département qu'il dirigeait, dimanche, au profit de la droite. La fin d'une ère pour cet ancien bastion de la formation rouge.

Si les élections régionales ont entraîné un statu quo en France, le Val-de-Marne a subi un séisme politique, aux mains du PCF depuis 1976. En effet, la liste de droite emmenée par Olivier Capitanio l'a emporté devant l'alliance de gauche dirigée par le communiste Christian Favier, qui a fait part, dans un communiqué, de sa "profonde tristesse". "C'est un évènement historique, s'est réjoui Olivier Capitanio avant d'ajouter, Cette victoire exprime la volonté de changement que nous avions ressentie ces dernières années". La droite l’emporte avec 14 cantons à 11 pour la gauche. 

Depuis la perte de l'Allier lors des élections de 2015, le Val-de-Marne était le dernier département dirigé par les communistes, à la faveur d'une alliance avec les forces de gauche. "Attaché aux valeurs républicaines, j'ai félicité le chef de file de la droite Olivier Capitanio mais je mesure les conséquences pour les Val-de-Marnais d'une droite omniprésente à la Région, au Département et dans de nombreuses communes", écrit Christian Favier, qui a été défait dans son canton de Champigny.

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Parmi les villes qui ont quitté le giron communiste : Vitry-sur-Seine. Ce dimanche soir, les électeurs ont boudé leur ancien maire PCF Jean-Claude Kennedy, associé à Isabelle Lorand (PCF) donnant leur préférence aux écologistes, Frédéric Bourdon, conseiller municipal du groupe la Fabrique-Vitry en mieux et Naïga Stefel (EELV). "Le travail de terrain a permis de convaincre, d’acquérir une vraie crédibilité même si je n’ai pas l’expérience de 40 ans au sein d’un conseil municipal", se réjouit Frédéric Bourdon dans les colonnes du Parisien

Ce bouleversement politique local a été vivement commenté au sein de la sphère politique. L'adjoint communiste à la mairie de Paris, Ian Brossat a rendu hommage à Christian Favier : "un grand monsieur", qui a fait "de grandes choses ces dernières années dans le département, de grandes politiques sociales". Du côté de la droite, la gagnante de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse  a salué une "très bonne nouvelle" et félicité "tous nos valeureux élus qui depuis des décennies défendent leurs convictions (dans ce département) face à des vents parfois violents".

Lors des élections municipales de 2020, les communistes avaient déjà perdu les bastions historiques de Champigny-sur-Marne, Choisy-le-Roi ou encore Valenton. Dimanche, les deux cantons de Champigny et celui de Choisy ont été pris par la droite à la gauche. En Seine-Saint-Denis, la gauche, qui avait fait bloc dès le premier tour pour contrer ses adversaires de droite et du centre, renforce ses positions après plusieurs scrutins marqués par une légère érosion. Aux manettes du département depuis 2012, Stéphane Troussel (PS) s'est de nouveau facilement imposé dans son fief de La Courneuve.

La droite conserve les Hauts-de-Seine et les Yvelines

Dans le Val-d'Oise, les candidats de droite et du centre ont devancé nettement une gauche partie en ordre dispersé, et sans leader local. La présidente sortante Marie-Christine Cavecchi (LR), dont le binôme s'offre une large victoire dans le canton de Franconville, devrait donc logiquement conserver son fauteuil. En Seine-et-Marne, les électeurs ont reconduit de nombreux conseillers départementaux sortants, sans se soucier des divisions internes qui opposaient le président sortant Patrick Septiers, soutenu par l'UDI, le MoDem et LREM, à un rival de sa propre majorité, le député LR Jean-François Parigi. Ce dernier a fédéré dans les rangs de la majorité, qui reste donc à droite.

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Sans surprise, la droite a conservé les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Dans ce dernier département, le challenge était, pour le président du conseil départemental Pierre Bédier, figure de la droite locale, de savoir s'il allait encore réussir le "grand chelem" comme en 2015, quand sa liste l'avait emporté dans l'intégralité des cantons. C'est chose faite, a-t-il revendiqué dans la soirée. Dans l'Essonne, prise par la droite à la gauche en 2015, le duel était plus serré, mais les chiffres dimanche soir laissaient envisager une victoire de la droite.

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