Déconfinement : "Chaque retour à l'école sera une bonne nouvelle", affirme Edouard Philippe

Edouard Philippe : "Chaque retour à l'école sera une bonne nouvelle"
Politique

ÉDUCATION - Face à l'inquiétude des parents, instituteurs et de nombreux maires, de rouvrir les écoles le 11 mai, Édouard Philippe a alerté lundi sur "la bombe à retardement" du décrochage scolaire. Le Premier ministre a jugé que la fermeture des écoles est "une catastrophe pour les plus vulnérables des enfants et des adolescents".

"Chaque retour à l'école sera une bonne nouvelle." Le Premier ministre Édouard Philippe a rappelé l'importance de rouvrir les écoles, ce lundi 4 mai au Sénat, où il a présenté la stratégie de sortie du confinement du gouvernement. Leur fermeture "est une catastrophe pour les plus vulnérables des enfants et des adolescents", a déploré le chef du gouvernement, alors que certains élus locaux contestent cette réouverture annoncée au 11 mai, date choisie pour le déconfinement. Dans une lettre ouverte, plus de 300 maires ont ainsi appelé à repousser la date pour des écoles élémentaires à une date ultérieure, notamment en Île-de-France.

"Cinq mois de décrochage scolaire, pour des dizaines de milliers de jeunes, c'est probablement une bombe à retardement", a insisté le chef de l'exécutif, une semaine après avoir présenté le plan devant l'Assemblée nationale. "Celles et ceux qui n'ont pas accès à des livres, à internet, à une alimentation correcte, celles et ceux qui n'ont pas un espace pour eux, pour respirer et qui se sentent livrés à eux-mêmes, doivent retourner à l'école", a-t-il ajouté face aux sénateurs. "La réouverture des écoles nous semble donc une priorité, sociale et républicaine, qu'il faut évidemment concilier avec nos impératifs sanitaires."

Sans distanciation, masque "obligatoire" au collège

Dès le 11 mai, les écoles maternelles et élémentaires feront leur "réouverture très progressive (...), partout sur le territoire et sur la base du volontariat". Elles accueilleront un maximum de "15 élèves par classe". Par ailleurs, "du gel hydro-alcoolique sera distribué et la vie scolaire sera aménagée pour assurer le contrôle des flux d'entrée ou encore la restauration scolaire."

Pour les classes élémentaires, "le port du masque n'est pas recommandé. Il est même proscrit pour les enfants de maternelles", a-t-il explicité. Au collège, lesquels rouvriront à partir du 18 mai, les classes de 6e et de 5e et uniquement dans les départements en vert, le masque ne sera finalement obligatoire que quand les règles de distanciation sociale "risquent de ne pas être respectées", a-t-il précisé. La décision de rouvrir ou non les lycées sera, quant à elle, prise fin mai.

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Conscient que "la situation ne sera pas identique dans toutes les écoles", Édouard Philippe a partagé devant les sénateurs son "intime conviction" que "là où (le retour à l'école, ndlr) peut avoir lieu, il doit avoir lieu, si possible pour ceux des enfants qui en ont le plus besoin". "Il est certain que les directeurs d'école, et les professeurs, et les services de l'Éducation nationale et les mairies peuvent faire en sorte que ceux là, et d'autres, puissent reprendre le chemin de l'école", a assuré le Premier ministre. "Ne disons pas d'emblée que parce que cela ne serait pas possible partout, cela ne devrait avoir lieu nulle part".

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