Retraités de l'armée, conseils de discipline simplifiés, travaux d'intérêt général... les pistes du gouvernement pour lutter contre les violences à l'école

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EDUCATION - Le gouvernement présentera mardi en Conseil des ministres un plan de lutte contre les violences à l'école, une semaine après la diffusion d'une vidéo montrant un élève menaçant une enseignante avec une arme factice. Il prévoit notamment un renforcement de la sécurité aux abords des établissements, la simplification des conseils de discipline, la création de 20 centres éducatifs fermés et la présence policière dans les établissements, dans certains cas. Voici ce que l'on sait.

"Ni minimiser ni exagérer. On ne va pas passer d'un extrême à l'autre". Une semaine après la diffusion d'une vidéo où un élève menace sa prof avec une arme factice, le gouvernement s'apprête à présenter une série de mesures destinées à aider les établissements scolaires confrontés à la violence.  Un plan sera détaillé mardi en conseil des ministres. Les trois ministres Jean-Michel Blanquer (Education), Nicole Belloubet (Justice) et Christophe Castaner (Intérieur) en ont déjà avancé plusieurs.    

Présence policière dans l'établissement

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a d'ores et déjà annoncé, "dans chaque département", la mise en place d'un "état-major de sécurité qui puisse se réunir très vite pour faire un point sur les conditions de sécurité dans les établissements et aux abords". 


Il entend également "proposer la présence de permanences de policiers et de gendarmes" dans les écoles, avec l'accord du chef d'établissement. "Je n'exclus pas", ajoute le ministre, s'agissant des quartiers dits "de reconquête républicaine", "en cas de fortes tensions, la présence physique de forces de l'ordre dans l'établissement". 


"Cela peut arriver  dans des cas particuliers mais ça ne deviendra pas une généralité", a précisé samedi Jean-Michel Blanquer. 

Conseils de discipline simplifiés

Comme il l'avait évoqué la veille, le ministre de l'Education nationale a indiqué en outre que le plan d'action prévoit des mesures pour permettre "le signalement systématique des faits", la mise en place de "sanctions proportionnées et éducatives", la "simplification des conseils de discipline", la possibilité pour un établissement de recevoir l'appui extérieur d'un responsable du rectorat et un "renforcement des équipes mobiles de sécurité".  "Nous avons vocation à aider les établissements pendant certaines périodes, s'il y a l'ordre à rétablir", a encore précisé Jean-Michel Blanquer samedi sur Europe 1 en donnant l'exemple du lycée Gallieni de Toulouse.

Des retraités de l'armée pour encadrer les élèves "poly-exclus" ?

Jean-Michel Blanquer a également évoqué la possibilité, qui sera détaillée mardi, de placer des élèves à partir de 13 ans dans des établissements spécialisés avec un encadrement par du personnel éducatif mais aussi militaire". Sur Europe 1, Jean-Michel Blanquer a ainsi cité l'exemple de "jeunes retraités de l'armée". 

Développer les travaux d'intérêt général au sein de l'école

"Nous avons déjà une palette d'outils allant du rappel à la loi jusqu'à la détention provisoire", a pour sa part indiqué la garde des Sceaux Nicole Belloubet, s'agissant du volet pénal. 


Le gouvernement entend également créer "20 nouveaux centres éducatifs fermés répartis sur l'ensemble du territoire", une mesure déjà annoncée fin septembre par la ministre de la Justice. "Nous pouvons développer d'autres types de réponses, a-t-elle ajouté, évoquant la création d'un "accueil de jour" pour prendre en charge des élèves exclus et "désoeuvrés", mais aussi la possibilité de "multiplier les travaux d'intérêt général ou les mesures réparatrices dans l'enceinte scolaire". 

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