Retraites : le gouvernement propose un an de négociations pour résoudre le problème de l'âge-pivot

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DÉLAI - Amélie de Montchalin a annoncé ce mardi sur LCI que le gouvernement entendait proposer une période d'un an de négociations afin de se mettre d'accord sur la question de l'âge d'équilibre. Une information que devrait confirmer le Premier ministre ce mercredi mais qui laisse d’ores et déjà les syndicats sceptiques.

L’annonce avait réussi à pousser les syndicats les moins contestataires dans la rue. Le gouvernement va-t-il finalement lâcher du lest ? Invitée sur le plateau de LCI ce mardi 17 décembre après une nouvelle journée de forte mobilisation, Amélie de Montchalin a fait savoir qu’une période d'un an de négociations autour de la question hautement sensible de l'âge d'équilibre était envisagée par le gouvernement. 

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"Un débat dans le débat"

La secrétaire d’Etat aux Affaires européennes le confie volontiers : le sujet de discorde est bel et bien celui du "chemin qui mène à l’équilibre" budgétaire. Un "débat dans le débat". De quoi inciter le gouvernement à ouvrir la porte à de nouvelles discussions quant à l'âge pivot. Face aux principaux syndicats, elle l'assure : le Premier ministre, qui reçoit les organisations syndicales mercredi 18 décembre, devrait proposer un délai supplémentaire afin de résoudre cette question. 

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"Pendant un an, discutons des conditions à réunir pour que nous soyons à l’équilibre en 2027", car "nous avons besoin de temps, d'un cadre clair, d'un dialogue de confiance", a-t-elle souligné. 

Les syndicats sceptiques

Une proposition entendue par les syndicats, qui la refusent poliment à ce stade. Coté CGT comme pour Force ouvrière, on rappelle que, si on "accepte la discussion", celle-ci ne pourra mener bien loin. "Ici, elle se fait projet contre projet", a ainsi lancé Fabrice Angei, secrétaire confédéral de la CGT, opposé à un système par points. Yves Veyrier, le secrétaire général de FO a lui aussi indiqué être prêt à négocier "tout le temps qu’il faudra", tout en redisant ne pas être "d’accord avec le principe même du régime universel".

Même son de cloche du côté de Sud Rail, qui s’étonne de ces nouvelles négociations voulues en plein "rapport de force". "Aujourd'hui, la situation est urgente, on est en grève !", a déclaré le délégué syndical, Fabien Villedieu. 

Quant à la CFDT, favorable au régime par points mais opposée à l'âge-pivot, elle ne comprend pas non plus ce délai. Rémi Aufrère-Privel, secrétaire adjoint de la CFDT Cheminots a rappelé que son syndicat discutait déjà "depuis deux ans" avec l'exécutif. "Et tout ça, pour ça", a-t-il regretté, avant de noter que les cheminots, en grève depuis douze jours, ne sauraient se satisfaire de ce simple "changement de calendrier".

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