Retraites : les députés LR dénoncent une réforme "bâclée" et estiment le Parlement "entravé"

Retraites : les députés LR dénoncent une réforme "bâclée" et estiment le Parlement "entravé"
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La réforme des retraites d'Emmanuel Macron

ASSEMBLÉE NATIONALE - Alors que le projet de loi réformant le système de retraite doit être examiné courant février au Parlement, les députés LR ont dénoncé ce mardi un texte "bâclé" et réclamé son renvoi devant le Conseil d'Etat. Quatre groupes d'opposition ont en outre contesté l'étude d'impact qui doit servir de base à la future loi.

Après la contestation de la rue, celle des travées de l'Assemblée nationale. Les députés Les Républicains ont organisé mardi 28 janvier une conférence de presse en forme de déclaration solennelle pour dénoncer le projet de loi de réforme des retraites, jugeant que le projet de loi "bâclé" et demandant son renvoi devant le Conseil d'Etat, qui a déjà émis ces derniers jours un avis critique sur le texte. Ils jugent que le Parlement "est entravé" dans ses missions. 

"Nous ne pouvons accepter d'examiner un texte sans que l'on ne sache rien de son financement", a déclaré le député de l'Ain Damien Abad, patron des députés LR à l'Assemblée nationale. "Nous ne pouvons accepter l'amateurisme sur un sujet aussi essentiel pour les Français." Une référence au fait que le financement du futur régime sera laissé, dans des conditions drastiques, aux négociations entre partenaires sociaux.

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Damien Abad s'est notamment appuyé sur l'avis au vitriol rendu par le Conseil d'Etat, notamment sur le financement de la réforme destinée à instaurer le régime universel de retraites. "Jamais le Conseil d'Etat n'a rendu un rapport aussi dur et aussi sévère", a estimé le président de groupe, citant "une étude d'impact insuffisante" et un projet "lacunaire". "Il va jusqu'à remettre en cause le caractère universel de la réforme", a-t-il ajouté.

Les députés de l'opposition refuser d'examiner le texte "dans une telle urgence" et demande au gouvernement de transmettre "un nouveau texte" au Conseil d'Etat, avec "un projet financé". Mardi 28 janvier, quatre groupes politiques, LR, PS, PCF et LFI, qui milite pour une motion de censure, ont contesté tout particulièrement l'étude d'impact sur la réforme des retraites, demandant une saisine du Conseil constitutionnel sur le projet. Une demande refusée par le patron des députés LaREM Gilles Le Gendre. 

La commission spéciale pour l'examen de la réforme devait être constituée mardi après-midi, et les débats dans l'hémicycles sont prévus à partir du 17 février. 

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