Retraites, PMA, fonction publique : la rentrée s'annonce chargée pour Emmanuel Macron sur le plan social

Politique

POLITIQUE - Après trois semaines de repos à Brégançon, Emmanuel Macron dirigera le Conseil des ministres de la rentrée, mercredi 21 août. Avant d'affronter une rentrée qui s'annonce chargée sur le plan social, avec pour principaux dossiers la réforme des retraites et l'adoption de la PMA.

Emmanuel Macron a fait sa rentrée politique et diplomatique, lundi 19 août en début de soirée, en recevant le président russe Vladimir Poutine à Brégançon (Var). Un rendez-vous qui précède les retrouvailles du président de la République avec son gouvernement, mercredi 21 août, pour le Conseil des ministres. Il effectue sa rentrée dans un climat politique bien plus serein qu'à la sortie de l'été 2018, avec une cote de popularité remontée au-dessus des 30%, et alors que le taux de chômage, certes "aidé" par la hausse du nombre d'inactifs non-décomptés par Pôle emploi, est à son plus bas depuis dix ans (8,5%).

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Mais cette accalmie après une année marquée par la crise des Gilets jaunes pourrait être de courte durée. Le premier dossier épineux qui attend le chef de l'Etat est la réforme des retraites. Présenté au début de l’été, le rapport du haut-commissaire à la réforme des Jean-Paul Delevoye préconise la mise en place d'un âge pivot de 64 ans pour pouvoir partir avec une pension à taux plein et la création d’un système universel par points, qui remplacerait à partir de 2025 les 42 régimes actuels.

Ce projet de réforme est unanimement rejeté par les syndicats, c'est pourquoi le gouvernement a préféré se donner du temps du discuter, en ouvrant une nouvelle phase de concertation et sans fixer de date finale. Les partenaires sociaux seront reçus par le Premier ministre Edouard Philippe les 5 et 6 septembre. Alors que les premières manifestations sont annoncées - FO et la CGT ont choisi de se mobiliser les 21 et 24 septembre - et que certaines professions ont prévu de manifester - le 16 septembre à Paris en ce qui concerne les avocats, infirmières libérales, pilotes, hôtesses de l’air et stewards. 

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L'autre dossier sensible pour la majorité sera le projet de loi sur la bioéthique, dont la mesure phare est l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Il doit être examiné fin septembre par les députés. Si la majorité, la gauche de l’hémicycle, ainsi qu’une partie des Républicains est favorable à cette mesure, le camp conservateur mené par le Rassemblement national pourrait bien se réveiller et descendre dans la rue, comme il l’avait fait pour le mariage pour tous. Une vingtaine d’associations ont d'ores et déjà annoncé une manifestation de protestation le 6 octobre à Paris.

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Enfin, le gouvernement devra surveiller la gronde des fonctionnaires, alors que la réforme de la fonction publique a été promulguée début août et que sa mise en oeuvre doit être présentée le 5 septembre. Le vote du Ceta, accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada pourrait encore faire des remous, alors qu'après son adoption, plusieurs permanences de députés  de la majorité ont été dégradées par des agriculteurs, des défenseurs de l’environnement ou des Gilets jaunes. Et d’autres conflits couvent, chez les urgentistes et les enseignants après la réforme du lycée et du baccalauréat.

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