Retraites : entre début mars et "avant l'été", quel est le calendrier de la réforme à l'Assemblée nationale ?

Retraites : entre début mars et "avant l'été", quel est le calendrier de la réforme à l'Assemblée nationale ?

PARLEMENT - La réforme des retraites sera examinée à partir du 17 février prochain dans l'hémicycle. La majorité espère faire voter le texte avant les municipales. Emmanuel Macron leur a de toute façon demandé de l'adopter définitivement "avant l'été".

"Il faut finir les retraites avant l’été. C’est faux de dire qu’il faut encore du débat. Ca dure depuis deux ans", a déclaré le président de la République aux députés de la majorité mardi 11 février, lors d'une réunion à l'Elysée. Emmanuel Macron les a exhortés à "vendre cette réforme qui est une réforme de justice", afin de l’adopter définitivement "avant l’été". 

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Avant cela, plusieurs étapes sont attendues. Ce mercredi 12 février, la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi instituant un système universel de retraite se penchera sur l'examen du projet de loi organique. Dans la nuit de mardi à mercredi, après neuf jours de travail intensifs pour examiner les milliers d'amendements déposés par les parlementaires, la commission a annoncé qu'elle n'était "pas en mesure d'achever la discussion des articles du projet de loi ordinaire".

Une fois la loi organique examinée, la loi sera présentée dans l'hémicycle le 17 février. Le texte sera examiné sans les changements votés en commission, puisque celle-ci n'a pas pu aller jusqu'au bout de tous les amendements. Et la majorité souhaite que le projet soit adopté en première lecture avant les élections municipales, dont le premier tour a lieu le 15 mars prochain. 

La menace du 49-3

Mais le blocage pourrait se poursuivre. Les trois groupes de gauche – PS, PCF et LFI – promettent une motion de censure et une "motion référendaire", peut-être dès l’ouverture des débats, ce qui pourraient les ralentir. "On va faire en sorte qu’ils ne puissent pas finir le 3 mars ou alors qu’ils aient besoin du 49-3", arme de la Constitution permettant d’abréger les débats et d’adopter le texte sans vote, prévient le député insoumis Eric Coquerel. 

Pour l'heure, le gouvernement et des responsables LaREM excluent un recours au 49-3. "Cela reviendrait à tuer le débat, ce n’est pas une option considérée", assure Marie Lebec, première vice-présidente de l'Assemblée nationale, même si certains marcheurs préviennent qu’ils n’auront "aucun problème politique" à y recourir si les choses traînent trop.

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