Réunion à l'Elysée avec Macron : les élus LFI et RN des Hauts-de-France boycottent, la droite divisée

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Grand débat national : l'heure des annonces

GRAND DEBAT - Conviés à l'Elysée pour échanger avec Emmanuel Macron à l'issue du Grand débat national, plusieurs élus d'opposition des Hauts-de-France ont refusé de se rendre au déjeuner. A droite, les députés boycottent mais le président de région Xavier Bertrand s'y rend.

Combien de chaises vides ce midi autour de la table du déjeuner à l'Elysée ? Plusieurs élus d'opposition des Hauts-de-France ont d'ores et déjà annoncé qu'ils boycotteraient la réunion prévue vendredi avec Emmanuel Macron, à l'issue du Grand débat national. Entre 150 et 200 locaux de la région ont été conviés. 

Parmi les premiers à dégainer, les députés LFI de la région François Ruffin, Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis. "Monsieur le président, grand merci pour votre invitation, mais je ne viendrai pas déjeuner à l'Elysée", a répondu sur Twitter François Ruffin, député de la Somme. "Le pays réclame un médiateur, et à la tête de l'Etat nous avons un pyromane".

 "Je ne souhaite pas donner de crédit à un dispositif qui sert vos intérêts particuliers et non ceux du peuple français", a rétorqué pour sa part Adrien Quatennens, élu LFI du Nord, faisant référence au Grand débat.

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Plusieurs élus des Hauts-de-France boycottent une recontre avec Emmanuel Macron

Marine Le Pen absente

Idem au Rassemblement national, dont la présidente Marine Le Pen a fait savoir qu'elle était toujours en déplacement à La Réunion ce vendredi. Les élus RN des Hauts-de-France, dont les députés Sébastien Chenu, Bruno Bilde et Ludovic Pajot, ont fait savoir dans un communiqué qu'ils déclinaient l'invitation à l'Elysée, jugeant "pas acceptable d'être cantonnés au rôle de simples figurants, ne disposant d'aucun temps de parole spécifique" pour "présenter les doléances de nos compatriotes". 

A gauche, la maire socialiste de Lille Martine Aubry a également indiqué qu'elle ne se rendrait pas à l'Elysée, invoquant pour sa part des contraintes d'agenda, et non un boycott. 

Les élus communistes, dont le député du Nord et secrétaire national Fabien Roussel, se sont contentés de déposer leurs propositions à l'Elysée avant de repartir, sans avoir rencontré Emmanuel Macron. 

Xavier Bertrand présent, mais pas les députés LR

Sept députés et sénateurs LR de la région ont également annoncé qu'ils ne se rendraient pas au déjeuner à l'Elysée, invoquant les mêmes raisons. Selon leur communiqué, Emmanuel Macron leur a "signifié que les parlementaires ne seront pas autorisés à prendre la parole ou à interroger le chef de l'Etat lors de cette rencontre. Seuls les maires, choisis par le cabinet du président, pourront donc dialoguer avec ce dernier". 

"Avec ce semblant de dialogue bien orchestré", poursuivent-ils, "Emmanuel Macron use une nouvelle fois d'une manœuvre dilatoire destinée à faire diversion alors que le mécontentement de la population n'a jamais été aussi criant". 

Malgré tout, le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a confirmé qu'il serait bien présent à l'Elysée vendredi. L'occasion, pour ce dernier, de présenter "des propositions concrètes" au chef de l'Etat, a-t-il indiqué dans une interview au Figaro critiquant sèchement le manque d'autorité à la tête du pays. 

Il compte notamment défendre une nouvelle décentralisation, avec un transfert aux régions de l'intégralité des compétences touchant à l'économie, l'emploi, les transports et les lycées. "Je refuse de jouer à un jeu de rôle", explique Xavier Bertrand. "Si le président reprend ces idées, je n'hésiterai pas à saluer sa bonne volonté. Ce qui m'intéresse, c'est l'intérêt général."

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