REVIVEZ - Cérémonie d'hommage à Charles de Gaulle : Macron célèbre "l'esprit français de résistance", "farouchement libre"

Macron honore De Gaulle, 80 ans après la bataille de France : l'intégralité de son discours
Politique

HOMMAGE - Emmanuel Macron a rendu dimanche un vibrant hommage, à travers la figure de Charles de Gaulle, à l'"esprit français de résistance", "farouchement libre et fier", qu'illustra la brève contre-attaque menée par de Gaulle dans la débâcle de mai 1940.

Emmanuel Macron a rendu dimanche un vibrant hommage, à travers la figure de Charles de Gaulle, à l'"esprit français de résistance", "farouchement libre et fier", qu'illustra la brève contre-attaque menée par de Gaulle dans la débâcle de mai 1940. Le chef de l'Etat, qui s'est fait souvent reprocher des commentaires controversés sur les Français, a cette fois applaudi un "esprit français qui jamais ne se résout à la défaite".

Emmanuel Macron, qui a pris la parole devant un modeste monument aux morts, dressé au milieu des plaines de l'Aisne, a commencé par un récit épique de la "bataille de Montcornet", un chapitre d'histoire méconnu où le colonel de Gaulle a réussi pendant quelques heures à freiner l'avancée des armées allemandes, grâce à une stratégie fondée sur les blindés à laquelle l'état-major ne croyait pas.

"La bataille fut perdue, mais il est des défaites d'un jour qui portent en elles le germes de victoires à venir. La bataille de Montcornet est de celles-ci", a-t-il dit, comme pour appeler les Français à l’espérance face à la crise sanitaire et économique. Ses mots ont d'ailleurs à plusieurs reprises fait écho à l'actualité et à sa ligne politique, en particulier quand il a appelé à l'unité du pays. 

L'épidémie en filigrane

"De Gaulle nous dit que la France est forte quand elle sait son destin, quand elle se tient unie, quand elle cherche la voie de la cohésion au nom d'une certaine idée de la France, qui nous rassemble par delà les discordes alors devenues accessoires".  Difficile aussi de ne pas songer à l'épidémie, qu'il avait comparée à une guerre, lorsqu'il a décrit, devant l'invasion allemande "fulgurante" du 10 mai 1940, "la stupeur et la sidération de notre pays, qui essuyait l'une des plus rudes défaites de son histoire", mais qui "en ce maelstrom ne fut pas victime consentante de son effondrement, ni un fétu piétiné".

Il a aussi célébré en de Gaulle un chef "promoteur du mouvement et de l'offensive, capable de créer vitesse et irruption" alors qu'on "l'écouta trop peu, on l'entendit trop tard". 

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"De Gaulle nous dit que la France est forte quand elle sait son destin, quand elle se tient unie, quand elle cherche la voie de la cohésion au nom d'une certaine idée de la France, qui nous rassemble par delà les discordes alors devenues accessoires". Difficile aussi de ne pas songer à l'épidémie, qu'il avait comparée à une guerre, lorsqu'il a décrit, devant l'invasion allemande "fulgurante" du 10 mai 1940, "la stupeur et la sidération de notre pays, qui essuyait l'une des plus rudes défaites de son histoire", mais qui "en ce maëlstrom ne fut pas victime consentante de son effondrement, ni un fétu piétiné".

Il a aussi célébré en de Gaulle un chef "promoteur du mouvement et de l'offensive, capable de créer vitesse et irruption" alors qu'on "l'écouta trop peu, on l'entendit trop tard".

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