Ristournes accordées à l'ex-candidat Macron : "Les comptes de campagne ont été validés", répète l'Elysée

PRIX CASSES - Après les informations de Mediapart, en mai, sur les promotions accordées à Emmanuel Macron pour l'organisation d'événements lors de la campagne présidentielle, validées par la Commission des comptes de campagne, France Info évoque jeudi de nouveaux rabais sur la location de salles à Paris. Rien d'irrégulier, assure l'Elysée.

Des réductions d'au moins 75% sur la location de salles parisiennes prestigieuses, Bobino et le théâtre Antoine. Selon des informations révélée jeudi par France Info - Radio France, l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron a bénéficié durant la présidentielle de tarifs particulièrement avantageux pour l'organisation des meetings de l'ancien candidat. 


La location du théâtre Antoine, comme celle de Bobino, auraient ainsi été facturées 3000 euros au candidat, contre un tarif de base pouvant atteindre 13.000 euros TTC, note ainsi France Culture. Qui pointe également l'aspect "succinct" de ces factures, qui ne mentionnent pas "les prestations obligatoires", comme l'éclairage, la régie ou la sécurité incendie. Joint par Radio France, le patron de ces salles, Jean-Marc Dumontet, affirme que les équipes d'En Marche ont surtout bien négocié en bloquant plusieurs dates et en choisissant finalement les moins chères. 

Proximité

Mais ce que pointe France Info, c'est surtout la proximité entre le patron des salles et le couple Macron, Jean-Marc Dumontet ayant fourni des conseils au candidat durant la campagne. Ce dernier a toutefois nié avoir fait "un cadeau" à Emmanuel Macron lors de la location des salles. 


Début mai, Mediapart avait déjà révélé des ristournes accordées par l'entremise de la société événementielle GL Events, mais la Commission des comptes de campagne avait estimé que ces promotions ne posaient pas de problème. Jeudi, l'Elysée a réagi à ces nouvelles informations en répétant que "les comptes de campagne du candidat ont été validés par les autorités compétentes en la matière". 


François Logerot, le président de la Commission des comptes de campagne, a répété jeudi que les comptes de l'ancien candidat Macron ne comportaient pas "d'irrégularités" à ses yeux. Il a estimé que les comparaisons des tarifs effectuées par les médias qui ont révélé ces ristournes "portent sur des prestations de natures différentes, à des dates différentes", et qu'elles ne seraient "pas suffisamment probantes". Dans un billet de blog, Jean-Luc Mélenchon, qui fait lui-même l'objet d'une enquête pour "vérification" des comptes, a mis en cause François Logerot, invoquant la hausse de sa rémunération à la tête de la Commission, et estimé avoir été mis en cause à tort pour détourner l'attention des comptes d'Emmanuel Macron.  

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