Face au "désastre inimaginable" qui frappe la culture, Bachelot fixe ses priorités

Face au "désastre inimaginable" qui frappe la culture, Bachelot fixe ses priorités
Politique

DÉFI - Lors d'un déplacement à Strasbourg vendredi, la ministre de la Culture a annoncé qu'1,6 milliard d'euros supplémentaires seraient attribués au secteur de la culture, gravement touché par la crise du coronavirus. A quels chantiers veut-elle s'attaquer en priorité ?

Vendredi 10 juillet, Roselyne Bachelot a effectué son premier déplacement en région en tant que ministre de la Culture. Elle s'est rendue à Strasbourg, où elle s'est dite "entièrement mobilisée" pour trouver des solutions à la profonde crise dans laquelle la culture est plongée en raison l'épidémie de Covid-19. "La culture subit un désastre inimaginable sur le plan économique, et sur le plan artistique", a indiqué la ministre, donnant pour exemple le secteur du spectacle vivant qui a perdu 72% de chiffre d'affaires. 

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Alors pour remédier à cela, Roselyne Bachelot a annoncé qu'outre les 5 milliards d'euros d'aides déjà apportées, "dans la loi de finances rectificative, 1,6 milliard supplémentaire va être donné au secteur de la culture". "Cette situation d'urgence absolue est celle qui me mobilise au quotidien. Demain (ce samedi 11 juillet, ndlr) il y aura un séminaire gouvernemental, c'est la première chose que je vais mettre en exergue : je pense qu'il y a des marges de manœuvre si chacun est raisonnable", a-t-elle estimé.

A Télérama, Roselyne Bachelot a indiqué que son "premier chantier" serait "d'organiser des états généraux des festivals", et "j'espère bien les organiser à Avignon". "Je veux lancer ça très très vite parce qu'il faut travailler au modèle culturel, économique et social des festivals. On ne peut pas se dire seulement 'on va sortir de la crise, on va donner des sous, on va donner des aides' - il le faut, c'est une condition de base, mais il faut aller plus loin."

Sauver les salles de spectacle

Jeudi 9 juillet elle a aussi plaidé pour desserrer les règles sanitaires actuellement imposées aux salles de spectacle et lieux culturels, estimant qu'elles ne permettaient pas leur "viabilité économique". "On donne à la culture des consignes extrêmement précises, qui sont antinomiques avec la survie de ces outils culturels", avait-elle estimé, jugeant par exemple qu'avec une limite d'"un spectateur sur trois : on ne peut pas faire fonctionner les théâtres".

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La ministre a également dit vouloir "hâter" la production et la création de cinéma français, "à travers le CNC", le Centre national du cinéma. Il faut "faire en sorte qu'il y ait des films français qui sortent et qu'on ait envie de voir des choses nouvelles au cinéma", alors que les producteurs de films américains à gros budget ont tendance à retarder leurs propres sorties, la crise sanitaire empêchant pour le moment les sorties simultanées au niveau mondial.

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