Rumeurs autour d'une démission d'Emmanuel Macron : l'Elysée dément formellement

Emmanuel Macron lors de la présentation du plan de relance dans l'automobile, le 26 mai 2020.
Politique

SCENARIOS - L'Elysée a démenti jeudi qu'Emmanuel Macron ait évoqué une démission suivie d'une élection présidentielle anticipée, comme l'affirmait Le Figaro. Le chef de l'Etat "n'a jamais participé" à la visioconférence évoquée dans cet article, selon son entourage.

Jusqu'où Emmanuel Macron est-il prêt à aller pour reprendre la main dans un contexte économique et social particulièrement explosif ? Selon une information du Figaro publiée jeudi, le chef de l'Etat aurait envisagé la possibilité de démissionner de son mandat afin de provoquer une élection présidentielle anticipée.

Le chef de l'Etat aurait avancé cette hypothèse il y a une quinzaine de jours, à l'occasion d'une visioconférence avec le cercle de donateurs de Londres, qui lui avait permis en 2016-2017 de donner des bases financières à sa campagne électorale. Le quotidien citait un participant, selon lequel Emmanuel Macron aurait énuméré plusieurs hypothèses, dont celle consistant à présenter sa démission pour provoquer, "dans les semaines ou les mois à venir", une élection présidentielle anticipée, avec bien sûr l'ambition d'être réélu dans la foulée. 

Lire aussi

"Il n'a jamais évoqué sa possible démission"

Interrogé par LCI, l'Elysée avait refusé dans un premier temps de commenter ces propos, invitant simplement "à la prudence dans cette période agitée". Le démenti apporté un peu plus tard, jeudi après-midi, était beaucoup plus ferme. "Le président de la République n'a jamais participé à une visioconférence avec des donateurs comme l'a rapporté ce matin Le Figaro", a fait savoir l'entourage d'Emmanuel Macron. Précisant : "Il n'a par ailleurs jamais évoqué sa possible démission". 

En vidéo

Emmanuel Macron : la tentation d'une démission ?

Depuis le début de la Ve République, un seul président, le général De Gaulle, a démissionné avant le terme de son mandat, en avril 1969, dans la foulée d'un référendum sur la réforme du Sénat, provoquant ainsi une élection présidentielle anticipée trois ans avant le terme, mais sans se représenter lui-même. 

Toute l'info sur

La présidence Macron

Emmanuel Macron "est capable de nous faire un coup de Trafalgar", estimait un cadre LaREM auprès de LCI, peu avant le démenti présidentiel, tout en reconnaissant un agenda "serré" - sur fond de relance économique - pour envisager sérieusement une élection anticipée. En cas de démission du chef de l'Etat, l'article 7 de la Constitution prévoit un nouveau scrutin dans les 20 à 35 jours après l'ouverture de la vacance du pouvoir.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent