Rythmes scolaires : Benoît Hamon corrige la réforme

Rythmes scolaires : Benoît Hamon corrige la réforme

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ECOLE – Le nouveau ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, a présenté ce vendredi des assouplissements pour la réforme, très contestée, des rythmes scolaires de son prédécesseur Vincent Peillon. Des changements qui devraient calmer la grogne des maires.

En prenant en main la réforme des rythmes scolaires, Benoît Hamon, le nouveau ministre de l'Education nationale, a sans doute hérité d'un des chantiers les plus délicats du gouvernement. Mis en place par son prédécesseur Vincent Peillon, la réforme n'a en effet cessé de se heurter, tout au long de sa mise en œuvre, à la fronde des maires et de certains syndicats enseignants. L'aménager sans pour autant trahir l'esprit du texte, telle était donc la difficile mission de Benoît Hamon.

Ce vendredi, après d'ultimes arbitrages validés à Matignon la vieille, le locataire de la rue de Grenelle a enfin rendu sa copie. Un texte qui viendra donc en "complément" du décret du 26 janvier 2013 de Vincent Peillon, qui fixait le cadre de la réforme. Il n'y aura "pas de retour aux quatre jours", a annoncé d'emblée Benoît Hamon au micro de RT L. Mais "deux assouplissements, adaptés aux réalités locales".

Une demi-journée pour les activités péri-scolaires

La précédente mouture de la réforme prévoyait de faire travailler les enfants les cinq matins de la semaine mais de raccourcir leurs après-midi en classe. Libérant des tranches de 45 minutes par jour pour des activités périscolaires, étalées dans la semaine. Une contrainte jugée trop difficile par les mairies. Mais Vincent Peillon s'était toujours obstinément refusé à toute concession.

L'aménagement de Benoît Hamon n'est pas des moindres : pour les communes réfractaires, il laisse en effet la possibilité de regrouper ces activités périscolaires sur une seule demi-journée. En clair, le socle des cinq matinées d'école reste obligatoire pour les élèves, leurs après-midi retrouvent leur longueur initiale, mais l'une d'entre elles sera consacré aux activités. Cela donnera la possibilité pour les maires de "passer des partenariats plus facilement avec les associations" ou avec d’autres communes, a justifié le ministre. Et donc de faire des économies. Il libère aussi une demi-journée aux enseignants.

Un calendrier qui ne change pas

Le deuxième assouplissement permettra de réduire la semaine de classe d'une heure (de 24 heures actuellement à 23), avec un rattrapage sur les vacances scolaires. "Mais tout ceci sous réserve d'un accord avec la commune, la communauté enseignante, évidemment le rectorat, et que l'objectif de cette nouvelle organisation du temps scolaire soit toujours la réussite de l'élève", a précisé Benoît Hamon.

Ce dernier a en revanche refusé tout report de la réforme. Toutes les communes devront donc se plier à ces nouveaux rythmes à la rentrée 2014, comme l'avait prévu François Hollande (qui avait reporté d'un an sa mise en œuvre face à la fronde des maires). La réforme à la sauce Hamon devrait permettre aux communes de respecter cette échéance. C'est en tout cas ce qu'à laissé entendre, dans Le Parisien vendredi, le président UMP de l'Association des maires de France, Jacques Pellissard : "Si les allègements du décret sont consistants, on doit pouvoir s'arranger pour être opérationnels cet automne".

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