S'il est élu, Laurent Wauquiez songe à avoir son propre cabinet fantôme

S'il est élu, Laurent Wauquiez songe à avoir son propre cabinet fantôme

Politique
STRATÉGIE - Le favori de la course à la présidence de Les Républicains envisage de former, au sein du parti de l'opposition de droite, un "shadow cabinet", ce gouvernement miroir calqué sur les véritables ministres pour pouvoir répondre au mieux à l'action gouvernementale.

Comment devenir un véritable parti d'opposition quand le gouvernement dicte l'agenda politique à coups de réformes passées au pas de charge ? C'est la question que se pose l'opposition, d'où qu'elle vienne. Et si les Insoumis ont trouvé une partie de la réponse en allant dans la rue aussi souvent que possible et en formant les citoyens aux joies de l'action directe et auto-organisée, on s'interrogeait encore sur la méthode que pourrait employer la droite en la matière, elle qui peine à concurrencer Emmanuel Macron sur le terrain social et économique.

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3 choses à savoir sur Laurent Wauquiez

Rendre coups pour coups au gouvernement

La réponse pourrait arriver... du Royaume-Uni. Selon nos informations, Laurent Wauquiez, le favori de l'élection pour la présidence des Républicains, verrait d'un bon oeil la création d'un cabinet fantôme, pratique courante pour les partis d'opposition outre-Manche. Cabinet qu'il serait justement en train de le composer.


Selon un député Les Républiains, il s'agirait tout simplement d'avoir "une sorte de gouvernement miroir à celui d'Emmanuel Macron". La même source indique à LCI qu'il serait mis en place en janvier, au moment de la prise de fonction du président de la région Rhône-Alpes-Auvergne rue de Vaugirard. "Sur chaque dossier, il faut des personnalités qui pourraient répondre aux ministres du gouvernement, pour s'opposer sur des déclarations sur des thèmes mais aussi pour proposer." 

La peur des promesses non tenues

Un exemple ? Le sarkozyste Guillaume Larrivé, en pointe sur les questions de justice et particulièrement en vue durant les discussions sur le projet de loi antiterroriste, serait ainsi nommé à la Justice, en qualité non pas de porte-parole mais de secrétaire national. Une hypothèse qui fait rire jaune : "Nicolas Sarkozy disait : 'Tu seras ministre.' Laurent Wauiquiez dit : "Tu seras ministre du shadow cabinet'. Ce n'est pas tout à fait pareil, nos ambitions reculent !"


Mais selon l'entourage de l'ancien ministre, l'hypothèse semble encore en jachère. "Wauquiez a des hésitations à ce sujet. Il y a du plus et du moins." Côté plus, les candidats. Le favori dans la course à la tête de LR n'aurait pas à se creuser la tête pour trouver des postulants : "On a une chance inouïe quand on a perdu, c'est qu'on a beaucoup de jeunes." Mais l'intéressé modère son emballement : "Ça suppose de choisir, d'afficher quelque chose... " Et de faire des promesses qu'il ne pourrait pas tenir, lui qui n'a d'engagement qu'auprès de Virginie Calmels, ancienne bras droit d'Alain Juppé. "Wauquiez n'achète pas à coups de postes, nous glisse-t-on encore. Il veut qu'on vienne pour adhérer".

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LR : le clash entre Laurent Wauquiez et Virginie Calmels

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