Saisie de 2 millions d'euros : Marine Le Pen dénonce "un attentat" contre le Rassemblement national

JUSTICE - Au lendemain l'annonce de la saisine de plus de deux millions d'euros d'aides publiques par la justice française, Marine Le Pen a multiplié les propos alarmants pour l'avenir du Rassemblement national, lundi 9 juillet.

Au lendemain de l'annonce de la saisine de 2,04 millions d'euros d'aides publiques  que devait toucher le Rassemblement national, dans le cadre de l'enquête sur les assistants présumés fictifs de ses députés européens, le parti d'extrême droite a sonné la charge contre "les juges", tirant à boulets rouges sur le syndicat de la magistrature. Après avoir dénoncé dimanche soir "la peine de mort" infligée à son parti,  "le coup d'Etat", "l'assassinat", la députée et présidente du parti Marine Le Pen a refait usage lundi de ce champ lexical, montant même en intensité.


"Deux juges ont décidé, violant ainsi la présomption d'innocence et le principe de séparations des pouvoirs [législatif et judiciaire, ndlr], d'assassiner le premier parti d'opposition de France, a-t-elle commencé par dire. Avant de faire usage d'une terminologie pour le moins connotée : "C'est un véritable attentat". 

Confirmant son intention de faire appel de la décision, qu'elle juge par ailleurs illégale - "Elle est fondée sur un article permettant de confisquer les fruits du trafic de drogue" - elle a inlassablement contesté la validité de la décision et multiplié les accusations complotistes à l'endroit de la procédure : "Les juges d'instruction agissent comme les avocats du Parlement européen", "les deux magistrats sont des gens politisés", "on en a marre d'être persécutés, on n'a même pas de chéquier".


Alors qu'elle annonçait la veille la "mort" de sa formation politique si cette décision n'était pas, l'heure n'était pas à plus d'optimisme pour Marine Le Pen : "Cette décision entraîne la mort du Rassemblement national fin août, date à laquelle nous ne pourrons pas verser les salaires. [...] Nous ne pouvons plus avoir d'activité politique : nous ne pouvons plus imprimer une affiche, un tract", se désole-t-elle, brandissant un feuillet d'elle aux côtés du ministre italien de l'Intérieur et dirigeant de La Ligue, Matteo Salvini, dont elle a salué récemment les décisions de fermeture de ses ports aux bateaux de migrants.

Décidée à souligner la gravité de la situation, la députée du Pas-de-Calais a ensuite anticipé la possibilité que son parti ne puisse participer aux européennes : "Je veux bien parler de politique, mais est-ce qu'il y aura une liste, si le Rassemblement national n'existe plus ? [...] Je viens vous annoncer une nouvelle terrifiante pour notre pays. Une bombe atomique pour le monde politique européen et mondial."

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