Salles de spectacle, audiovisuel, édition, César… Ces grands travaux qui attendent Roselyne Bachelot

Salles de spectacle, audiovisuel, édition, César… Ces grands travaux qui attendent Roselyne Bachelot
Politique

AGENDA - Nommée lundi ministre de la Culture, Roselyne Bachelot revient à la politique dans un secteur mis à rude épreuve par la pandémie de coronavirus. Mais pas seulement. Zoom sur les chantiers qui l'attendent dans les prochaines semaines.

Elle hérite d’un ministère où sa connaissance des questions de santé sera aussi précieuse que sa passion pour l’opéra, sinon plus. En succédant à Franck Riester rue de Valois, Roselyne Bachelot va en effet devoir gérer les conséquences d’un confinement qui a mis à genoux de nombreux acteurs du monde de la culture. Avant d’autres dossiers épineux déjà sur le bureau de son prédécesseur.

Sauver les lieux de culture

D’Avignon aux Vieilles Charrues en passant par les Rencontres d’Arles et la Biennale de Paris, on ne compte plus les grandes manifestations culturelles contraintes d’annuler leur édition 2020 en raison du coronavirus, mettant en péril leur équilibre économique et celui des nombreux intermittents qu’ils emploient. Pour eux, Roselyne Bachelot a d’ores et déjà annoncé la tenue rapide d’Etats généraux des Festivals, qui devraient mettre à contribution les collectivités territoriales. 

A moyen terme, elle devra se pencher sur le sort des cinémas, théâtres et musées qui n’ont rouvert leurs portes qu’en capacité restreinte, après trois mois sans activité.

Poursuivre la réforme de l’audiovisuel

Avant son départ de Matignon, Edouard Philippe avait fait savoir que le projet de loi visant à soutenir l’audiovisuel français, notamment face aux mutations numériques, serait réparti en plusieurs textes, discutés jusqu’à la fin de l’année. Parmi eux, la transposition de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels (SMA). Elle doit permettre d'appliquer aux plateformes de streaming les obligations de financement de production qui pèsent sur les chaines traditionnelles. 

Lire aussi

La réforme prévoit également la création d'un nouveau régulateur, l'Arcom (fusion de la Hadopi et du CSA), et doit orchestrer le regroupement de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l'Ina) au sein d'une société holding commune, France Médias, qui pourrait être présidé par Delphine Ernotte, en fin de mandat à la tête de France Télévisions.

Soutenir le monde de l’édition

Avec des ventes en chute libre de 33% en mars, et de 80% en avril, l’industrie du livre a connu une baisse de chiffre d’affaires vertigineuse durant le confinement. D’autant plus que le livre numérique occupe une place marginale chez les lecteurs français. C’est pourquoi le gouvernement a débloqué courant juin une enveloppe de 80 millions d'euros dont 25 millions d’euros pour les librairies indépendantes, 5 millions pour les petits éditeurs, et 12 millions d’euros pour moderniser et numériser les librairies. 

Lire aussi

Roselyne Bachelot devra également se pencher sur le sort des auteurs. Exonérés de cotisations sociales de mars à juin, ils craignent une rentrée littéraire encore plus impitoyable que d’ordinaire, avec déjà 511 titres attendus à partir de la mi-août, à peine moins que l’an dernier.

Remettre les César sur les rails

C’est un chantier moins crucial que les précédents. Mais pas si anecdotique. Le 20 février dernier, la 45e édition des César était marquée par le coup d’éclat de la comédienne Adèle Haenel, quittant la salle Pleyel pour protester pour les récompenses attribuées à Roman Polanski. Quelques jours plus tôt, la direction de l’Académie, sous le feu des critiques, avait démissionné en bloc, poussant Franck Riester à demander la médiation du CNC. 

Toute l'info sur

Le gouvernement Castex

Qui est Jean Castex, le successeur d'Edouard Philippe ?

De nouveaux statuts doivent être adoptés ce jeudi, avec l’objectif de renforcer la parité au sein du collège des votants, un thème cher à Roselyne Bachelot. Et la nouvelle ministre sera sans doute très attentive au nom de celui ou celle qui prendra la tête des César, après l’intérim assuré par la productrice Margaret Menegoz.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent