Sarkozy accuse Hollande d’une "violation manifeste du secret défense"

Politique

POLÉMIQUE - Invité sur France Info ce mercredi matin, Nicolas Sarkozy a fustigé les révélations faites par François Hollande dans un récent livre sur les opérations sécrètes dites "Homo, dénonçant une "violation manifeste du secret défense". Le candidat à la primaire de la droite et du centre a par ailleurs réitéré ses critiques contre François Bayrou.

  • 1"Un jour ou l'autre M. Hollande aura à rendre compte de cette violation manifeste du secret défense"

    Ce mercredi, sur France Info, Nicolas Sarkozy a sévèrement critiqué François Hollande, coupable à ses yeux d’une "violation manifeste du secret défense" en divulguant des informations confidentielles dans le livre de confidences à deux journalistes du Monde "Un président ne devrait pas dire ça". L’ancien chef de l’État a dit partager "à 100% l'analyse présentée par François Fillon", qui a considéré récemment que François Hollande était disqualifié" par ces révélations sur le fait qu'il ait autorisé des opérations "Homo", des homicides ciblés. Elles constituent selon lui "un énorme scandale". "Je suis sûr qu'un jour ou l'autre M. Hollande aura à rendre compte de cette violation manifeste du secret défense", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Imaginez que je me sois laissé aller à montrer à des journalistes des plans secrets confidentiels défense d'intervention de nos avions, que j'aie indiqué à des journalistes que j'avais donné des ordres secrets à nos forces spéciales pour éliminer tel ou tel ennemi de la France. C'est une forfaiture", a-t-il dit. "Il n'y a pas une démocratie au monde qui accepterait ça", a-t-il insisté. "Si c'était moi, il y aurait déjà eu une association qui aurait été constituée pour déposer plainte, et une enquête préliminaire engagée", a-t-il ajouté.
  • 2"Je ne veux pas que demain la future majorité soit otage de M. Bayrou"

    Nicolas Sarkozy a aussi expliqué qu'il ne voulait pas que la "future majorité" d'alternance issue des urnes en 2017 soit "l’otage" du président du MoDem, soutien affiché d'Alain Juppé dans la primaire de la droite. ""Quel sera le Fessenheim d'Alain Juppé s'il fait cet accord avec M. Bayrou ?", a-t-il lancé, en référence à l'accord entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts sur la décision de fermer la centrale nucléaire alsacienne prise lors de la campagne présidentielle de 2012.
  • 3Pécresse soutient Juppé : "Je n'ai pas de commentaire à faire"

    "Elle a le droit ! On est quand même libre". Interrogé sur le ralliement de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, à Alain Juppé, Nicolas Sarkozy n’a pas semblé particulièrement surpris. "Valérie Pécresse avait choisi François Fillon. Elle a choisi de laisser François Fillon, ce qui pour lui n'est certainement pas sympathique, pour choisir Alain Juppé. C'est son droit, je n'ai pas de commentaire à faire", a-t-il ajouté. "Nous avons apparemment des désaccords. Elle est pour l'augmentation de la TVA, je suis absolument contre. Elle est pour un groupe parlementaire pour M. Bayrou, je suis contre parce que je crois à la nécessité d'une alternance franche". "Demain quand il faudra tous se rassembler, on se rassemblera", a-t-il dit.

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