Sarkozy aux députés UMP : "La tête ne me gonfle plus et ne me tourne plus"

Sarkozy aux députés UMP : "La tête ne me gonfle plus et ne me tourne plus"

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REPORTAGE - La première visite de Nicolas Sarkozy en tant que nouveau président du parti a été ce mardi au groupe UMP à l'Assemblée. Devant des députés qui sont loin de l'avoir tous soutenu dans son retour, il a renouvelé son message de rassemblement.

Ambiance de rentrée à l'Assemblée. Trois jours après son élection à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkoy a consacré mardi matin sa première visite aux députés du groupe. "Est-ce que j'ai changé ? Non. Mais la tête ne me gonfle plus et ne me tourne plus. Je connais les chemins à ne plus emprunter", a-t-il déclaré sur lui-même, selon l'un des participants, sans préciser la nature de ces chemins.

En revanche, le nouveau président de l'UMP a tracé la route qu'il entend donner au parti ces prochains mois. N'hésitant pas à parler de la "haine" qui le gangrène à tous les étages, il a a réitéré son message de rassemblement, saluant au passage ses adversaires d'hier, Bruno Le Maire (présent) et Hervé Mariton. Et afin de maintenir les subtils équilibres entre les différentes chapelles, il a annoncé que le bureau politique resterait inchangé jusqu'aux élections cantonales de mars 2015. L'horizon, ensuite : un nouveau parti avant l'été 2015.

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"La moitié du groupe est à fond derrière Nicolas Sarkozy"

Sans que l'on sache si Luc Chatel, actuel secrétaire général intérimaire, conservera ce poste, celui-ci devrait se voir confier une mission sur les nouveaux statuts. Bruno Le Maire, perdant victorieux de l’élection de samedi, sera associé via au moins l'un de ses fidèles, le député Thierry Solère, chargé de l'organisation des primaires. Quant à la proposition, lancée dimanche, d'un "comité des anciens Premiers ministres", l'ex-chef de l'Etat a reconnu qu'elle avait fait un flop auprès des intéressés, affirmant non sans malice qu'elle avait été mal comprise.

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Si tous les députés UMP ne l'ont pas soutenu dans la course à la présidence du parti, les participants à la réunion assurent que Nicolas Sarkozy a été bien accueilli. "Formidablement bien, la famille est en ordre de marche, avec de la place pour tout le monde", a renchéri Christian Jacob, président du groupe, en sortant de la salle. Eludant le fait que le plus médiatique des adversaires de l'ex-chef de l'Etat parmi les parlementaires, le député de Paris François Fillon, brillait par son absence.

En fait, le patron du parti a été reçu sans standing ovation mais sans sifflets non plus. "La moitié du groupe est à fond derrière lui", estime le député de la Manche Philippe Gosselin. Pour le reste, reconnaît-il, "il va falloir fondre tout cela dans une mayonnaise qui n'est pas évidente aujourd’hui". Conscient de cela, Nicolas Sarkozy a dramatisé les enjeux en évoquant la gravité de la situation du pays qui, selon lui, va empirer et engendrer des "violences". Où l'on comprend qu'il n'a pas abandonné son idée de se placer comme le sauveur de la France.

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