Sarkozy bientôt en lice pour 2017 : comment annonce-t-il ses candidatures ?

Politique
RÉTRO - Après plusieurs mois de faux suspense, l’ancien chef de l’Etat devrait (enfin) annoncer sa candidature à la primaire de droite et entrer en campagne le 25 août. Si ses ambitions ne sont jamais un secret pour personne, Sarkozy se plait à cultiver le mystère. Metronews a fait le tour de ses précédentes annonces de candidature.

Il est attendu jeudi 25 août, date butoir pour annoncer sa candidature à la primaire de droite, lors d'un grand meeting dans la commune de Chateaurenard, en région PACA. Comme l’ont réclamé ses rivaux à plusieurs reprises, l’ancien chef d’Etat devrait enfin clarifier son avenir politique, après avoir cultivé le mystère pendant plusieurs mois. Car même si ses ambitions ne sont un secret pour personne, Nicolas Sarkozy tient toujours à cultiver l’effet de surprise lorsqu’il se porte candidat à une présidentielle.

2006 : l'annonce ratée

Alors ministre de l’Intérieur, Sarkozy veut annoncer sa candidature à la présidentielle de 2007 le 30 novembre. Il fait le choix d’en faire l’annonce dans 61 journaux régionaux et départementaux, sous la forme d’une interview en 14 questions dans laquelle il expose ses ambitions.

L’embargo liant les journalistes au ministre de l’Intérieur prévoit que le secret sera gardé jusqu’à deux heures du matin. Mais Libération , qui parvient à se procurer une copie de l’interview, la publie dès 7 heures le 29 novembre, jour de l’anniversaire du président Chirac. Comble de l’ironie : dans un entretien accordé au Monde le 30 novembre 2006, le journaliste Philippe Ridet affirme que Sarkozy a "choisi l'écrit plutôt que la parole, voulant éviter, pour une fois, le piège des images et d'une émission en direct qu'il ne maîtrise pas entièrement".

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Contacté par metronews, son ancien conseiller Thierry Saussez affirme que le plan d’une campagne présidentielle lui apparaît un peu comme une évidence. "Il a d’abord une idée précise de ce qu’il veut, parce qu’il connait très bien les techniques de communication. Ensuite il écoute ceux qui, de près ou de loin, ont des suggestions". "En 2006, il était sur le chemin de la progression", se souvient Thierry Saussez. "Il s’était déclaré très tôt. En 2012, la situation était différente parce qu’il était président".

2012 : l'annonce de la dernière minute

Trois mois avant la fin de son quinquennat et alors que François Hollande est en campagne depuis presque un an, Nicolas Sarkozy confirme sa candidature à la présidentielle de 2012 en direct dans le JT de 20h : "Oui je suis candidat à l'élection présidentielle". Il affirme avoir pris la décision quelques semaines auparavant.

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Il se justifie alors ainsi : compte tenu de "la situation de la France, de l'Europe et du monde, qui connaît depuis trois ans une crise sans précédent, le fait de ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français serait semblable à un abandon de poste". Et de réutiliser son slogan de campagne : "si la France est forte, alors elle sera protégée". Comme Mitterrand et Chirac avant lui, (ou François Hollande sans doute après lui) Nicolas Sarkozy s’est déclaré candidat au dernier moment. Pour utiliser sa stature de président à des fins de campagne, disaient ses détracteurs. "Parce qu’un président doit s’occuper des problèmes de la France en priorité, avant de se pencher sur son avenir politique", répond Thierry Saussez. "Aujourd’hui, c’est un contexte nouveau".

2016 : l'annonce contrainte

C'est à Châteaurenard, le 25 août à 18h30, que Nicolas Sarkozy pourrait faire l'annonce tant attendue, soit quinze jours avant le dépôt des candidatures pour la primaire le 9 septembre. Comme le souligne son ancien conseiller, "il va se plier à un nouvel exercice" : celui de se présenter à une primaire. "Il va devoir démissionner de la présidence du parti Les Républicains, annoncer sa candidature et entrer en campagne". En outre, Nicolas Sarkozy, en se prononçant quatre jours après Arnaud Montebourg - possible candidat à la primaire de gauche -, occupera sans doute tout le champ médiatique et ce, même si ce scénario n’est un secret pour personne. 

Comme le rapporte à metronews Bernard Reynès, maire de Châteaurenard,  l’ancien chef d’Etat est "très motivé" . "J’ai retrouvé le candidat de 2007 avec la même fougue, la même énergie et le même plaisir. Sarkozy s’inscrit dans une démarche de combattant, alors qu’en 2012, à trois jours de second tour, j’avais rencontré un homme épuisé, obligé de cacher ses marques de fatigue sous du fond de teint".

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