Sarkozy, Copé et l'affaire Bygmalion : tout comprendre en 10 dates

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CHRONOLOGIE - Vous n'avez pas suivi l'affaire Bygmalion ? Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy, Bastien Millot, Pierre Lellouche... retour sur l'affaire, des révélations du Point jusqu'aux larmes de Jérôme Lavrilleux, l'ex-directeur adjoint de la campagne de Sarkozy sur BFM TV.

27 février - Les révélations du Point
L'hebdomadaire Le Point révèle qu'Event et Cie, filiale événementielle de Bygmalion, aurait lourdement facturé à l'UMP, sans appel d'offres, "au moins 8 millions d'euros" de conventions ou conférences diverses durant la campagne présidentielle de 2012. Le président du parti, Jean-François Copé, conteste et annonce une plainte en diffamation.

3 mars - Copé attaque la presse
Dans un discours solennel, Copé dénonce "certains organes de presse" aux "méthodes dignes de l'Inquisition" et son "lynchage public". Il s'érige en parangon de la transparence financière pour tous les partis et pour la presse et promet qu'il déposera un projet de loi en ce sens. Un projet de loi que l'on attend toujours. 

5 mars - L'enquête
Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur les accusations de surfacturations à l'UMP par Event et Cie.

11 avril - Une autre affaire Bygmalion
Dans un autre volet, l'ex-dirigeant de Bygmalion et ancien collaborateur de Copé, Bastien Millot, est mis en examen pour recel de favoritisme, pour des "missions de communication" à partir de 2008 avec France Télévisions, quand il était directeur délégué auprès du président Patrick de Carolis. Ce dernier est également mis en examen pour favoritisme.

14 mai - La campagne de Sarkozy entre en scène
Libération affirme que l'UMP a réglé pendant la campagne de Nicolas Sarkozy près de 20 millions d'euros à Event et Cie , filiale de Bygmalion, pour des événements qui semblent parfois fictifs. Jean-François Copé invoque des "amalgames" à l'approche des élections européennes.

Le député UMP Pierre Lellouche "conteste formellement" avoir participé à une conférence de mai 2012 facturée 299.000 euros à l'UMP par Event et Cie où son nom apparaît pourtant comme principal intervenant. Il portera plainte pour usurpation d'identité. 

20 mai - Le doute s'installe
Le député UMP Lionel Tardy déplore le "silence assourdissant des dirigeants" de son parti sur l'affaire. Gilles Carrez, président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, estime que Jean-François Copé doit garantir "le plus rapidement possible" la transparence dans les comptes de son parti, car au fond "c'est de l'argent public". Bygmalion réfute par le biais de son avocat Me Patrick Maisonneuve toute "surfacturation" ou "rétrocommission" dans ses prestations pour l'UMP.

22 mai - Copé lâche Bygmalion ? 
Copé reconnait avoir des "interrogations" sur Bygmalion.

26 mai - Bygmalion choisi sa défense : l'attaque
L'avocat de Bygmalion dénonce une "affaire des comptes de campagne" de Nicolas Sarkozy , évoquant un système mis en place "à la demande de l'UMP" pour dissimuler des dépenses liées aux meetings du président-candidat en 2012. Evoquant des "fausses factures" puis de "vraies fausses factures", Me Maisonneuve estime à "plus de dix millions d'euros" les sommes litigieuses.

En direct sur BFM TV , étranglé par des sanglots, l'ex-directeur adjoint de la campagne de Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, reconnaît que des prestations fournies par Bygmalion ont été indûment facturées à l'UMP au lieu d'être imputées aux comptes de campagne du candidat.

27 mai - L'UMP va-t-elle survivre ?
Au petit matin, une nuit de perquisitions se termine à l'UMP, Bygmalion et Génération France, l'association politique de Jean-François Copé. Le Point parle maintenant de 26,7 millions d'euros de facturations en deux ans . Un bureau politique détermine dans la matinée de l'avenir de l'équipe dirigeante de l'UMP. Et peut-être même du parti. 

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