Sarkozy trouve "insupportable de ne pas savoir" ce qu'il s'est passé "exactement" à Nice

Sarkozy trouve "insupportable de ne pas savoir" ce qu'il s'est passé "exactement" à Nice

ANTITERRORISME - Nicolas Sarkozy a rencontré des victimes de l'attentat du 14-Juillet. Il veut "savoir ce qu'il s'est passé exactement" et propose d'appeler les terroristes : "barbare n°1, barbare n°2", etc.

Nicolas Sarkozy trouve "insupportable de ne pas savoir ce qu'il s'est passé exactement" lors de l'attentat du 14-Juillet à Nice. C'est en tout cas ce qu'il a affirmé ce samedi 17 septembre, lors d'une rencontre avec des victimes. L'ancien président, candidat à la primaire de la droite, assure qu'il n'est pas "de ceux qui disent que Nice aurait pu être évité", allusion à des propos de son rival Alain Juppé après l'attentat.

Sarkozy a ensuite déclaré : "86 morts à Nice, 238 morts en France depuis dix-huit mois, s'il n'y a pas de failles, je ne sais pas ce que c'est".  Il y aura "toujours des aléas dramatiques, même si on peut les réduire", a poursuivi l'ancien président de la République. "On ira jusqu'au bout" pour établir les faits, a-t-il promis aux victimes et associations qu'il rencontrait, dans le cadre d'un déplacement dans les Alpes-Maritimes.

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"Barbare n°1, barbare n°2, barbare n°3"

Du côté des promesses de campagne, Nicolas Sarkozy a pris "l'engagement" qu'une fois réélu président, "le statut de victime soit élargi à tous ceux qui ont subi un traumatisme psychique". Sauf que cette reconnaissance est déjà prévue, notamment pour les victimes de l'attentat de Nice, comme avait rappelé début septembre dans la même ville la secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, déjà interpellée sur le sujet. Seront reconnues comme victimes, "les personnes décédées, blessées physiquement ou psychologiquement", avait-elle précisé.

Enfin, l'ancien chef d'Etat s'est dit favorable à ce que l'on désigne les terroristes par des numéros, "barbare n°1", "barbare n°2", "barbare n°3", pour ne pas leur faire de publicité. "Ça nous réconforte qu'un Français vienne vers nous pour pouvoir quantifier la douleur que nous portons aujourd'hui sur les épaules", a réagi Vincent Delhomel-Desmarest, secrétaire général de l'association Promenade des Anges, également présent à la rencontre.

Nicolas Sarkozy à Nice : "C'était un moment extrêmement bouleversant"

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