Sarkozy : l'UMP défend le maintien des avantages de l'ex-président de la République

Sarkozy : l'UMP défend le maintien des avantages de l'ex-président de la République

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POLITIQUE – Plusieurs députés socialistes ont demandé que le nouveau président de l'UMP renonce à son indemnité et aux avantages conférés par son statut d'ex-chef de l'Etat. L'opposition dénonce "une manoeuvre de diversion".

Une indemnité mensuelle de 6000 euros, des bureaux loués par l'Etat, des collaborateurs,... La liste des avantages dont bénéficie Nicolas Sarkozy en tant qu'ex-président de la République est longue. Certes, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing sont logés à la même enseigne. Mais eux ne sont pas à la tête de l'opposition et ne s'appuient pas sur ce coup de pouce pour reconquérir l'Elysée. C'est précisément le nouveau statut de président de l'UMP acquis par Nicolas Sarkozy qui motive plusieurs députés socialistes à lui demander de renoncer à ces avantages . La rue de Solférino s'inquiète que l'argent du contribuable serve la revanche du rival de François Hollande.

L'UMP promet la transparence

Mais l'invitation du PS a trouvé une fin de non-recevoir à l'UMP. "C'est une manoeuvre de diversion pour éviter de parler du chômage", rétorque l'élu parisien Pierre-Yves Bournazel, invité mercredi de BFMTV. "C'est démagogique. Un ex-président de la République, ça se respecte. Pourquoi déroger avec Nicolas Sarkozy ?", s'interroge ce soutien du nouveau patron de l'UMP. De son côté, le trésorier de l'UMP, Daniel Fasquelle, promet « qu'il n'y aura pas de confusion » entre les moyens offerts par l'Etat dans le cadre de la fonction de représentation de Nicolas Sarkozy et les moyens de l'UMP dans le cadre de sa fonction de chef de parti. C'est justement cette confusion, dans la facturation à l'Etat d'un meeting à Toulon en décembre 2011 qui avait été dénoncée par le Conseil constitutionnel. "Tout sera clair et transparent, les activités sont bien distinctes. C'est carré et rigoureux", jure maintenant Daniel Fasquelle, contacté par metronews.

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Pierre-Yves Bournazel, lui, ne décolère pas contre la demande socialiste. Le conseiller de Paris rappelle "que ce sont Messieurs Mitterrand et Fabius, quand ils étaient au pouvoir, qui ont prévu ces dispositions et c'est très bien ainsi. Quand Valéry Giscard d'Estaing est redevenu président de l'UDF (de 1988 à 1996, ndlr)" les socialistes "ne faisaient pas preuve de discourtoisie républicaine". A la différence que Valéry Giscard d'Estaing n'était pas le favoris de l'élection présidentielle de 1995.
 

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