Ségolène Royal (bientôt) licenciée de son poste d’ambassadrice des pôles

Royal - Macron : la guerre est déclarée
Politique

EN FROID – L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle ne sera bientôt plus l'ambassadrice des pôles. Elle l’a confirmé elle-même via Facebook, après l'annonce de l'information dans un article à venir du "Canard Enchaîné".

"La forme, c’est le fond qui remonte à la surface", avait écrit Victor Hugo. Dans la forme, Ségolène Royal conteste, ce mardi après-midi, le contenu d’un article du Canard Enchaîné faisant état de sa prochaine convocation préalable à un licenciement de son poste d’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique. Sur le fond, elle indique qu'il n'y a pas de convocation, parce que son licenciement "a déjà eu lieu", en rendant publique sur Facebook une lettre que lui a envoyé le Quai d’Orsay le 7 janvier, indiquant qu’il "est envisagé de mettre fin" à ses fonctions.

"Je comprends par cette lettre que le Président de la République va mettre fin à mes fonctions à un prochain conseil des ministres puisque je n’ai pas l’intention de renoncer à ma liberté d’opinion et d’expression garantis par la Constitution. J’en prends acte", commente-t-elle au passage. "Un prochain conseil des ministres pourrait examiner le projet de décret mettant fin à vos fonctions d’ambassadrice", stipule exactement le courrier.

Lire aussi

Le feu couvait, de toute façon, depuis un moment. "Ségolène Royal va devoir faire un choix : soit elle veut rester ambassadrice, et évidemment il y a un devoir de réserve, soit elle veut avoir sa liberté de parole (...) et dans ce cas il faut qu'elle ne soit plus ambassadrice soumise à une obligation de réserve", avait en effet publiquement prévenu Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, sur BFMTV le 12 janvier dernier. Ce qui n’avait pas empêché Ségolène Royal, qui avait revendiqué sur LCI de "dire des choses qui ne font pas plaisir au pouvoir en place (..) pas habitué à avoir cette opposition", de critiquer une fois encore le gouvernement dans les jours ayant suivi, sur sa gestion de la crise des hôpitaux et de la contestation contre la réforme des retraites.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent