Ségolène Royal se paie Montebourg, Sapin... et Hollande

Politique

COUAC - Dans une interview au magazine Paris Match à paraître jeudi, la ministre de l'Ecologie prend le contre-pied de François Hollande dans le dossier Alstom. Et tance au passage ses collègues du gouvernement. Morceaux choisis.

"Ceux qui veulent me museler se trompent. Oui, je parle. C'est ma liberté et je la garderai quoi qu'il arrive." Comme à son habitude, Ségolène Royal dézingue à tout va. Dans un entretien accordé à Paris Match , la ministre de l'Ecologie revient surs ses premières semaines au sein de l'équipe Valls. L'occasion, au passage, de régler quelques comptes avec ses collègues. Relançant la valse des couacs au gouvernement, que François Hollande espérait pourtant arrêter en nomment son nouveau Premier ministre.

Sans langue de bois, la ministre évoque des "procès en incompétence" qui lui seraient faits par une classe politique "majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit". Intimidée, Ségolène Royal ? Nullement. "Si j'ai envie de dire autre chose que ce qui est convenu, je le dirai", prévient-elle, avant de passer à l'acte en taclant Arnaud Montebourg et Michel Sapin.

"Je suis à ma place, enfin"

Les deux hommes, en première ligne sur l'épineux dossier Alstom , défendent depuis le début du conflit social la solution Siemens. Pas Ségolène Royal. "General Electric est une très bonne opportunité pour Alstom. C'est le meilleur projet industriel", estime-t-elle. Avant d'appuyer : "Pourquoi ne pas le dire? Et pourquoi vouloir systématiquement faire fuir les investissements étrangers? Nous en avons bien besoin, pourtant". Ce faisant, elle prend tout simplement le contre-pied de François Hollande.

Si elle est restée discrète durant les premiers mois du quinquennat, la dame de Poitou-Charente savoure aujourd'hui son retour au premier plan. "Je suis à ma place, enfin", dit-elle. "En politique, il ne faut pas attendre. Il faut réclamer. Faire valoir son bon droit". A bon entendeur.

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