Ségolène Royal veut "arrêter les frais" à Notre-Dame-des-Landes

Ségolène Royal veut "arrêter les frais" à Notre-Dame-des-Landes

La ministre de l'Environnement privilégie l'abandon du projet d'aéroport et met en garde sur les conséquences d'une "évacuation par la force" des militants à Notre-Dame-des-Landes.

"Il est de ma responsabililité – puisqu'il s'agit d'une infrastructure qui relève de mon ministère – d'alerter sur le risque d'une évacuation par la force". Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche ce dimanche 16 octobre, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal met en garde le gouvernement sur les conséquences – qui pourraient s'avérer dramatiques – d'une intervention des forces de l'ordre pour évacuer les manifestants toujours actifs sur le terrain à Notre-Dame-des-Landes.

Des propos qui tranchent avec ceux tenus par Manuel Valls dans une interview accordée au quotidien Ouest-France mardi dernier. Le Premier ministre y réaffirmait l'intention du gouvernement de procéder à l'évacuation des opposants au projet d'aéroport, dès cet automne. Si l'opposition entre le chef du gouvernement et sa ministre sur ce dossier est de notoriété publique, Ségolène Royal plaide désormais pour l'abandon du projet controversé d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), tout en appelant à "arrêter les frais" devant le blocage sur le terrain.

Ce lundi sur France 2, Bruno Le Roux a riposté aux propos de la ministre de l'Ecologie "Ségolène Royal prend le contre-pied de la démocratie". 

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Bruno Le Roux : "Ségolène Royal prend le contre-pied de la démocratie"

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    "Je suis prête à donner du temps pour des réunions de travail afin de sortir par le haut de cette situation, et j'appelle toutes les parties à faire un effort de bon sens", a précisé la ministre, suggérant plutôt un "aménagement de l'aéroport actuel" , celui de Nantes-Atlantique. "Les élus locaux ne veulent pas perdre la face, c’est compréhensible. Mais le résultat du référendum, positif pour eux, leur permet justement de prendre acte de cette caution", appuie la ministre. Le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, a recueilli 55% de voix favorables lors d'une consultation locale organisée en juin dernier pour tenter de mettre un terme à un quiproquo qui dure depuis plus de cinquante ans. 

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