Selon Emmanuel Macron, la Russie va "continuer à essayer de déstabiliser" les démocraties occidentales

Selon Emmanuel Macron, la Russie va "continuer à essayer de déstabiliser" les démocraties occidentales
Politique

DÉSTABILISATION - Présent ce samedi à la 56e Conférence sur la sécurité de Munich, le chef d'état s'est dit inquiet de l'impact de la Russie sur les démocraties occidentales. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on assure cependant que ces propos du chef de l'Etat ne faisaient pas référence au renoncement de Benjamin Griveaux à briguer la mairie de Paris suite à la publication de vidéos intimes par un activiste russe.

Emmanuel Macron a estimé samedi que la Russie "allait continuer à essayer de déstabiliser" les démocraties occidentales via la manipulation des réseaux sociaux ou des opérations dans le cyberespace. "Je crois que la Russie continuera à essayer de déstabiliser, soit (via) des acteurs privés, soit directement des services, soit des proxies", a-t-il dit lors de la conférence sur la sécurité de Munich sur la sécurité, en la qualifiant "d'acteur extrêmement agressif" dans ce domaine.

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Faut-il voir une allusion à la démission de Benjamin Griveaux après la publication de vidéos intimes par l'activiste russe Piotr Pavlenski ? Dans l'entourage du chef de l'Etat, on assure que ces propos ne faisaient pas référence à l'affaire Griveaux.

L'impact des fake news sur les démocraties

Emmanuel Macron a, ensuite, rappelé l'attaque informatique ayant affecté sa campagne présidentielle en 2017:  "La personne en face de vous a subi une attaque massive avant le premier tour [de la présidentielle] et sait d’où elle vient". 

En vidéo

Emmanuel Macron s'exprime sur l'impact des fake news

De quoi rappeler l'impact des "fake news" sur nos démocraties : "La possibilité aujourd’hui que des acteurs privés utilisent des technologies de 'deep fake', manipulent, pénètrent, diffusent de l’information à très grande vitesse, de toute nature, sans traçabilité dans des systèmes démocratiques hyper-médiatisés où tout circule tout de suite avec un effet d’émotion et d’intimidation dans les démocraties n’est pas compatible avec des systèmes qui ont été construits sur le plan des valeurs pour la liberté de conscience de la presse et de la circulation de l’information qui était celle de la fin du XIXe siècle."

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