Sénat : pourquoi Jean-Pierre Bel quitte la présidence en septembre

Sénat : pourquoi Jean-Pierre Bel quitte la présidence en septembre

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POLITIQUE - Le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, a annoncé mercredi qu'il renoncerait à son fauteuil après les prochaines élections sénatoriales de septembre.

Jean-Pierre Bel est un coutumier des symboles. Devenu en 2011 le premier président socialiste du Sénat sous la Ve République, le patron de la chambre basse deviendra en septembre – avec Gérard Larcher – celui qui aura siégé le moins longtemps à sa tête. Il a en effet annoncé mercredi qu'il renoncerait à son fauteuil après les prochaines élections sénatoriales.

"Je ne serai pas candidat pour exercer pendant six ans supplémentaires, un nouveau mandat", a déclaré Jean-Pierre Bel dans une tribune publiée par Le Monde . Une mise en retrait qui est avant tout "un choix personnel très ancien", affirme celui qui a été élu pour la première fois sénateur de l'Ariège en 1998 : "Dès les premiers jours qui ont suivi mon élection à la présidence, j'en ai informé François Hollande, alors qu'il était lui-même candidat à la candidature pour la présidence de la République. Lui et lui seul".

"Nous entrons dans une nouvelle ère"

Comment expliquer cette décision ? Faisant état des "nouvelles dispositions de la vie politique", Jean-Pierre Bel assure "que nous entrons dans une nouvelle ère. Je suis convaincu que pour redonner confiance dans la parole politique on ne peut pas s'en tenir à proclamer des principes, il faut être capable de se les appliquer… et, d'abord, ne pas se considérer comme propriétaire de nos mandats." Un principe érigé en règle par le sénateur, qui annonce au passage son retrait des arcanes du pouvoir : "Je ne serai candidat à aucune autre fonction élective."

"Comme d'autres, comme Bertrand Delanoë, je décide simplement, moi-même, en toute lucidité, toute sérénité du moment, de m'arrêter. C'est le plus grand des privilèges", ajoute Jean-Pierre Bel.

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