Sénatoriales 2014 : qui sera le nouveau président de la Chambre haute ?

Sénatoriales 2014 : qui sera le nouveau président de la Chambre haute ?

POLITIQUE - La compétition bat déjà son plein pour les candidats à la présidence de la Chambre haute. Alors que le Sénat est repassé à droite à l'issue des élections ce dimanche, trois figures de l'UMP se disputent le "plateau". L'un d'entre eux deviendra mercredi le deuxième personnage de l'Etat.

Comme prévu, la droite a repris le Sénat, dimanche,  à l'occasion du renouvellement de la moitié des membres de la Haute assemblée . D'une bataille à l'autre, se pose déjà la question de la présidence de la Chambre haute, qui reviendra automatiquement à un élu de l'UMP. Lequel ? Metronews vous présente les forces en présence.

Jean-Pierre Raffarin
Jean-Pierre Raffarin, 66 ans, réélu sénateur dimanche, semble partir favori grâce à sa notoriété. "Je connais bien l'Etat de l'intérieur et je crois pouvoir avoir la force d'être quelqu'un qui portera le Sénat haut, capable de résister quand le Sénat n'est pas respecté", affirme l'ancien Premier ministre, qui a fait du combat contre la réforme territoriale l'un de ses fers de lance. Son point fort : une image de réconciliateur au sein de l'UMP, déchirée par une guerre des chefs lors de la bataille entre Jean-François Copé et François Fillon. Et il bénéficie d'un appui de taille. Selon Le Parisien, il aurait passé un accord avec Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République qui a récemment annoncé son retour dans l'arène politique convaincrait des sénateurs UMP de voter pour lui en échange de son soutien.

Gérard Larcher
Gérard Larcher, 64 ans, a l'expérience de la fonction. Ancien ministre du Travail de Jacques Chirac, il a déjà présidé l'institution entre 2008 et 2011, remportant la primaire face à... Jean-Pierre Raffarin. Un Sénat qu'il considère comme un "contre-pilier institutionnel représentant l'opposition face à l'exécutif et à sa majorité à l'Assemblée nationale". Mais lors de la lutte fratricide au sein de l'UMP en 2012, il avait lui pris position en faveur de François Fillon. De quoi perdre des suffrages ''sarkozystes'' ?

Philippe Marini
Le sénateur de l'Oise Philippe Marini, âgé de 64 ans, mise sur son statut d'outsider. "Je ne suis pas celui que l'on attend", prévient le maire de Compiègne (Oise) qui a pourtant un gros handicap : il n'a jamais été ministre, contrairement à ses rivaux. D'origine corse, diplômé de Science Po et de l'ENA, cet avocat souhaite "faire sortir le Sénat des murs". "Le Sénat doit être réformateur, un réservoir de pensée politique", assure celui qui y a été élu sans discontinuité depuis 1992. L'un de ses arguments de campagne : organiser chaque mois un déplacement dans deux départements issus des travaux de la Haute Assemblée. Son point fort : il connaît les arcanes de cette institution pour avoir présidé la Commission des finances, ce qui lui apporte légitimité et réseau. Mais ses chances semblent pourtant faibles face à ses concurrents.

Si l'élection officielle du futur président se déroulera mercredi en séance publique, l'affaire se jouera en réalité lors de la primaire, la veille, au sein du groupe UMP. Chacun des postulants aura un quart d'heure pour défendre son programme devant les sénateurs UMP et apparentés. Le scrutin promet d'être serré.

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