"Serviteur de l'Etat", "simple collaborateur"... Les réactions politiques à la nomination de Jean Castex

Suite à la démission d'Édouard Philippe, Jean Castex a été nommé Premier ministre. C'est un homme de droite, un élu local et un connaisseur de la vie politique française.

REMANIEMENT - Ce vendredi, l'Elysée a annoncé le remplacement d'Edouard Philippe par Jean Castex au poste de Premier ministre. Cette nomination du maire LR de Prades à Matignon a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique.

Un nouveau pensionnaire à Matignon. Jean Castex a été nommé ce vendredi matin en remplacement d'Edouard Philippe et doit désormais former un nouveau gouvernement. Une annonce qui a suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique. A droite, plusieurs personnalités ont salué la nomination de Jean Castex. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, en a profité pour déclarer qu'elle espérait que ce choix "traduise un virage politique d'Emmanuel Macron vers plus de fermeté, de lutte contre les fractures et de décentralisation". 

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Qui est Jean Castex, le successeur d'Edouard Philippe ?

Xavier Bertrand, dont le nouveau Premier ministre a été le directeur de cabinet aux ministères de la Santé et du Travail, a de son côté salué Edouard Philippe, "le plus solide du couple exécutif pendant la crise",  avant de louer les "qualités de serviteur de l’Etat" de Jean Castex, "indispensables dans les moments difficiles que nous allons connaître". Ancien conseiller communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier a lui tressé les louanges d'un "vrai couteau suisse", qui "sait faire ce qu'il faut faire au bon endroit". 

Le choix du nouveau Premier ministre est néanmoins évidemment loin de faire l'unanimité. De l'extrême gauche à l'extrême droite, nombreux sont ceux qui s'en insurgent. Au RN, Julien Odoul et Thierry Mariani ont ainsi fustigé un faux changement, en évoquant ironiquement "l’époustouflante réinvention du Président de la République"

A gauche, Olivier Faure (PS) a lui aussi pointé un manque de remise en question du Président de la République, qui "confirme sans surprise son cap. Le jour d’après sera de droite comme le jour d’avant." 

De nombreux responsables politiques se sont également élevés contre l'arrivée d'un Premier ministre "docile" (Eric Coquerel, LFI) et "technocratique" (Eric Ciotti et Christian Jacob chez LR), qui "rabaisse" la fonction à celle d'un "simple collaborateur" (Nicolas Dupont-Aignan). Jacques Myard (LR) est même allé jusqu'à parler de la  "fin des fonctions de Premier ministre", estimant que "nous sommes désormais retournés dans le régime de MacronJupiter". 

Du côté des écologistes, tout juste auréolés d'un brillant succès aux municipales, la pilule passe également mal. Julien Bayou, secrétaire national d'EELV, retient qu'Emmanuel Macron préfère être "le seul visible" et préparer sa réélection plutôt que de proposer un vrai "projet pour le pays".  

Même son de cloche chez le patron de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, qui croit savoir que "le Président veut gouverner seul et en direct pour préparer la présidentielle".

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