SNCF : quand le PS rendait le gouvernement Fillon responsable de la grève

SNCF : quand le PS rendait le gouvernement Fillon responsable de la grève

ARCHIVES - Le gouvernement socialiste affronte actuellement son premier grand mouvement d'action, entamé il y a 7 jours par les cheminots de la SNCF. S'il juge sévèrement cette grève "irresponsable", le ton adopté par le PS était bien différent lors de la précédente mobilisation de 2010...

De l'opposition au pouvoir, le ton diffère. Confrontés à la grève des cheminots de la SNCF depuis 7 jours , le gouvernement comme le parti socialiste n'ont cessé de la condamner. Confirmant qu'il faut "une grande réforme" à la SNCF, le Premier ministre Manuel Valls a ainsi "regretté" lundi sur France Info que "cette grève continue car nous n'en voyons pas le sens". Et de marteler : "Les usagers n'en peuvent plus (…) cette grève n'est pas utile et n'est pas responsable".

Un message qui relaie celui du Président Hollande, repris en chœur par des députés socialistes et même par le PS. "Je ne vois pas la revendication, par exemple des cégétistes", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis lundi sur BFM Business , avant de conclure : "C’est un peu flou. Généralement, un conflit porte sur quelque chose ! Là on n’a pas de revendication, si ce n’est d’être inquiet de la réforme, ce qui est compréhensible mais qui ne doit pas être l’objet d’une radicalisation".

"Cette nouvelle grève est un aveu d’échec pour le gouvernement"

Il y a quatre ans, lors d'un mouvement similaire, le PS s'était pourtant montré bien plus solidaire avec les cheminots... En avril 2010, les cheminots de la SNCF avaient fait grève pendant près de deux semaines pour s'opposer à la réorganisation par branches du fret proposée par le gouvernement de François Fillon.

"Le Parti socialiste déplore l’incapacité du gouvernement à anticiper et à apaiser les conflits sociaux dans les transports. Il regrette qu’une fois de plus, les agents de la SNCF soient contraints d’en arriver à la grève pour se faire entendre, et relève que la multiplication des nuisances aux usagers se développe proportionnellement au désengagement de l’Etat", écrivait alors le secrétaire national aux Transports du parti, Bernard Soulage . Et de dénoncer : "Cette nouvelle grève est un aveu d’échec pour le gouvernement qui fait payer aux usagers le prix de son désengagement au quotidien par une qualité de service dégradée et des conflits sociaux multipliés". Il faut dire que le parti, alors dirigé par Martine Aubry, se trouvait alors dans l'opposition.

En revanche, les archives montrent la constance d'un socialiste sur le sujet : Manuel Valls. Le 8 avril 2010 sur BFMTV , l'ancien maire d'Evry estimait déjà - comme l'UMP de l'époque - que cette grève de la SNCF était "insupportable pour les usagers". "Oui bien entendu (...), il faut qu'on arrête cette grève", ajoutait l'actuel Premier ministre sur BFM-TV, soulignant la perte de  "20 millions d'euros tous les jours". Droit dans ses bottes.

>> VIDEO - Manuel Valls lundi sur France Info :


Manuel Valls : « Non », la réforme ferroviaire... par FranceInfo

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