Sondage exclusif : seuls 55% des Français s'intéressent aux municipales

Sondage exclusif : seuls 55% des Français s'intéressent aux municipales

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ÉLECTIONS - Les Français ne sont que 55% à se dire intéressés par les municipales, un chiffre en baisse de sept points par rapport à 2008, selon une enquête TNS Sofres Sopra Group pour metronews et LCI. L'envie de sanction du gouvernement est par ailleurs relativement forte.

A moins de dix semaines du premier tour, la campagne des municipales est très loin de déchaîner les passions. Les Français ne sont que 55% à se dire intéressés par l'élection de celui qui prendra les clés de leur mairie après les 23 et 30 mars prochains, dans un sondage exclusif TNS Sofres Sopra Group pour metronews et LCI. C'est sept points de moins que le résultat obtenu à la même question en février 2008. Les jeunes (72% des 18-24 ans se déclarent "pas intéressés") et les catégories populaires (63% des ouvriers) sont ceux qui boudent le plus le scrutin.

Faut-il y voir le signe d'une nouvelle forte abstention, après les 35,5% record d'il y a six ans ? "Ce n'est pas forcément prédictif, mais cela veut dire que le danger d'abstention est sérieux", note Emmanuel Rivière, directeur du département opinion chez TNS Sofres. Les partis politiques, le PS au pouvoir en tête, sont prévenus. D'autant que le politologue analyse surtout ce moindre intérêt comme l'expression "d'un regard sévère à l'égard de la politique et d'un manque de lisibilité sur les enjeux", entre un gouvernement impopulaire et une opposition toujours pas requinquée.

29% veulent que le gouvernement soit sanctionné

Dans ces conditions, François Hollande doit-il craindre un vote sanction ? Notre sondage témoigne du climat de défiance à l'égard du gouvernement. Certes, dans ce scrutin par définition "local", les Français sont 63% à souhaiter que les électeurs se prononcent uniquement sur les enjeux "locaux". Ce pourcentage est même en hausse de 6 points par rapport à il y a six ans. Mais ils sont tout de même 29% (-1 point par rapport à 2008) à appeler de leur vœux un vote de mécontentement à l'égard du gouvernement, et seulement 4% un vote de soutien (-5).

Motif d'espoir pour les socialistes, larges vainqueurs en 2008 : la volonté de sanction culmine dans les villes de moins de 2000 habitants (37%), non comptabilisées dans les villes gagnées ou perdues puisque les candidats n'y ont pas d'étiquette. Et elle diminue fortement dans celles de plus de 30 000 habitants (22%), encore plus à Paris, Lyon et Marseille (13%). "Les sympathisants de gauche rechignent à soutenir le gouvernement, mais ils n'ont pas envie que leur ville change de couleur politique", commente Emmanuel Rivière. De quoi permettre au PS, qui détient les deux tiers des villes de plus de 100 000 habitants, de limiter la casse .
 

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