SONDAGE LCI - 71% des Français favorables au rétablissement de l'ISF

SONDAGE LCI - 71% des Français favorables au rétablissement de l'ISF
Politique

Toute L'info sur

Grand débat national : l'heure des annonces

FISCALITE - Le rétablissement de l'ISF, revendication récurrente du mouvement des Gilets jaunes, a été écarté par le chef de l'Etat en décembre. Pourtant, notre sondage OpinionWay-LCI confirme qu'une large majorité de Français défend cette idée.

Faut-il, oui ou non, rétablir l'impôt sur la fortune, transformé en impôt sur le patrimoine immobilier par le gouvernement ? Pour l'exécutif, la réponse reste non, tant que l'inefficacité de cette mesure sur l'investissement n'aura pas été prouvée. Pour les Français, en revanche, c'est clairement oui. 

Notre sondage OpinionWay pour LCI confirme qu'une large majorité de Français défend cette mesure réclamée de manière insistante dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, au nom de la justice fiscale. Ainsi, 71% des interrogés se disent favorables (dont 45% "très favorables") au rétablissement de l'ancien ISF, contre 27% qui s'y opposent. 

Lire aussi

Une majorité d'électeurs d'Emmanuel Macron

Dans le détail, on observe que les plus favorables au rétablissement de l'ISF sont les électeurs, en 2017, de Jean-Luc Mélenchon (87%), ceux de Marine Le Pen (82%) et ceux de Benoît Hamon (81%). A l'inverse, une majorité d'anciens électeurs de François Fillon (54%) refusent le rétablissement de cet impôt. 

En revanche, ceux qui avaient voté pour Emmanuel Macron en 2017 sont une majorité (63%) à juger qu'il faut rétablir l'ISF. Une donnée intéressante, quand on sait que le chef de l'Etat avait fait de la transformation de l'ISF en IFI en engagement de campagne. Par catégorie d'âge, les plus de 65 ans sont les moins favorables au rétablissement de l'ISF. 

Dans le cadre du Grand débat, Emmanuel Macron a jugé qu'une telle mesure serait contre-productive, tout en assurant qu'il n'y avait "aucun tabou et aucun totem" sur ce sujet. Au sein du gouvernement, Marlène Schiappa avait plaidé à titre personnel pour le rétablissement de l'ISF. L'exécutif promet une évaluation à l'automne 2019 de cette réforme symbolique qui coûterait plus de 3 milliards d'euros par an aux finances publiques.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter