Sondage : Marine Le Pen victime collatérale de l'affaire Dieudonné

Sondage : Marine Le Pen victime collatérale de l'affaire Dieudonné

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EXCLUSIF – La cote de popularité Marine Le Pen chute de cinq points en janvier, pour retomber à 27% d'opinions positives, dans notre baromètre OpinionWay. La patronne du FN fait les frais des débats autour des provocations de Dieudonné.

Marine Le Pen nourrit de grandes ambitions pour les élections municipales et européennes en 2014. L'année commence pourtant bien mal pour la patronne du Front national. Sa popularité chute brutalement de six points en janvier, pour retomber à 27% d'opinions positives, son niveau le plus bas depuis un an, dans notre baromètre metronews-CLAI-LCI réalisé par OpinionWay. Une nouvelle grosse déconvenue après celle enregistrée en novembre : les dérapages racistes de militants et de plusieurs de ses candidats aux municipales, ainsi que sa sortie fracassante sur les otages d'Arlit, dont elle avait critiqué les barbes et la tenue après leur retour en France, lui avaient alors fait perdre six points.

Un nouveau grain de sable dans l'entreprise de "dédiabolisation"

Cette fois, la dirigeante du FN ne semble pas être directement responsable de son revers : c'est bien l'affaire Dieudonné qui lui coûter cher. "Elle a des effets collatéraux sur Marine Le Pen, en réactivant la question de l'extrémisme, des dérapages et des propos radicaux, estime Bruno Jeanbart, directeur général d'OpinionWay. Pour le politologue en effet, "un certain nombre d'électeurs, tentés par le FN car ils regardent Marine le Pen de façon plus positive que son père, peuvent prendre peur et se demander si le vote FN est bien raisonnable compte tenu de cette actualité".

Marine Le Pen a bien tenté de prendre ses distances avec les débats autour des provocations de Dieudonné, en se disant la semaine dernière parfois "choquée" et "heurtée" par ses propos. Mais son entreprise de "dédiabolisation" se révèle décidément compliqué. "Si cette stratégie est globalement efficace, l'image du FN étant aujourd'hui moins sulfureuse, on voit bien que tout son passif est susceptible de resurgir au moindre événement". Le parti qui ne veut plus qu'on lui accole l'étiquette d'extrême-droite est loin d'en avoir fini avec ses vieux démons.

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