Sophie Pétronin : Ingrid Betancourt lance un vibrant appel à Macron pour qu'il reçoive la famille de l'otage

Politique

APPEL A L'AIDE - La Franco-Colombienne et ancienne otage des Farc Ingrid Betancourt a interpellé ce jeudi sur FranceInfo le chef de l'Etat. Elle lui demande de recevoirsans délai la famille de Sophie Pétronin, 73 ans, détenue au Mali depuis plus de 20 mois.

Il y a une semaine, l'otage française Sophie Pétronin, 73 ans, détenue au Mali depuis plus de 20 mois, appelait Emmanuel Macron à tenir ses engagements de protéger les Français, dans une vidéo où elle apparaissait visiblement affaiblie et malade. Ce jeudi, c'est au tour de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt de prendre la parole pour rappeler au chef de l'Etat de ne pas oublier la vieille dame. 

L'ancienne otage des Farc lui a lancé un vibrant appel sur FranceInfo : "Emmanuel Macron est quelqu'un que je connais un petit peu et c'est quelqu'un que je sens profond. [...] Quand on a les Français comme responsabilité, ce sont tous les Français. On ne peut en oublier aucun. Ce que nous désirons, ce que nous appelons, nous demandons, nous supplions presque, c'est qu'il reçoive la famille de Sophie Pétronin", a-t-elle déclaré.

Voir aussi

En vidéo

Otage depuis 600 jours : l'appel à l'aide de la famille de Sophie Pétronin

Je suis très meurtrie et très frustrée- Ingrid Betancourt

Ingrid Betancourt s'est dite, par ailleurs, très meurtrie et très frustrée du manque de mobilisation : "De temps en temps, je me demande : 'si j'avais été kidnappée aujourd'hui, est-ce qu'il y aurait la mobilisation qui m'a permis de rester vivante et d'être libérée ?' Les sensibilités ont changé et on a beaucoup de mal à ce que les gens s'intéressent au sort des otages aujourd'hui", a-t-elle lancé sur FranceInfo.

"Nous avons deux otages en France, un otage au Yémen et Sophie Pétronin. C'est quelqu'un d'extraordinaire, c'est notre meilleure ambassadrice, ce sont les belles valeurs de la France. Quelqu'un qui donne sa vie pour aider les orphelins et qui se fait kidnapper, on n'a pas le droit de l'oublier, de faire semblant qu'on n'est pas au courant. Être Français pour moi, c'est être solidaire", a-t-elle poursuivi.

Mais l'ex-otage se veut tout de même optimiste et croit à la libération de la travailleuse humanitaire : "On n'a pas le droit de se dire que la France, qui a une présence au Mali, qui a des troupes, que tout cela est plus important que la vie de Sophie. [...] Je crois en Dieu, je sais que Dieu m'écoute, et je sais qu'elle va sortir. Je serai furieuse si elle ne sortait pas", a-t-elle conclu.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter