Soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy : regardez l'interview exclusive d'Alexandre Djouhri sur LCI

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POLITIQUE - Dans une interview exclusive accordée à David Pujadas et diffusée ce mardi à 19h30 sur LCI, Alexandre Djouhri dénonce la "machination politique" dont il s'estime victime, alors que la justice britannique a ordonné son extradition vers la France dans le cadre de l'enquête française sur le financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Découvrez un extrait en avant-première.

Il s'exprime très peu dans les médias. Ce sera la première fois qu'il prend la parole publiquement depuis que le tribunal londonien de Westminster a ordonné le 26 février dernier son extradition vers la France dans le cadre de l'enquête française sur le financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. L'homme d'affaire Alexandre Djouhri a accepté de répondre aux questions de David Pujadas sur LCI. Cette interview exclusive a été diffusée ce mardi à 19h30 sur le canal 26.

Dans cet entretien de 25 minutes dont voici un extrait en avant-première, Alexandre Djouhri dément les accusations portées contre lui. A la question : "Avez-vous servi d’intermédiaire entre la Libye et l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 pour un financement occulte ?", il dénonce une machination : "Premièrement, il aurait fallu que je connaisse l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy."

"Nicolas Sarkozy vous pensez qu’il va s’amuser à s’occuper des frais de campagne ?"

Lorsque l'intervieweur le relance en lui disant qu'il suffisait de connaître Nicolas Sarkozy, qu'Alexandre Djouhri a côtoyé, il réplique :  "Mais enfin, Nicolas Sarkozy vous pensez qu’il va s’amuser à s’occuper des frais de campagne ? Il faut lui demander de vous servir le café alors ! Soyons sérieux. On a essayé de construire une affaire, c’est une machination politique."


Le nom d'Alexandre Djouhri était apparu lors de la vente suspecte en 2009 d’une villa située à Mougins, sur la Côte d’Azur, à un fonds libyen géré par un dignitaire du régime de Kadhafi. L'homme d'affaires est soupçonné d’avoir été, derrière plusieurs prête-noms, le véritable propriétaire de la villa et de l’avoir cédée à un prix surévalué, ce qui aurait pu permettre de dissimuler d’éventuels versements occultes. Il dément ces accusations. 

L’intermédiaire de 60 ans avait été arrêté le 7  janvier 2018 à l’aéroport londonien d’Heathrow, en provenance de Genève, en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis par la justice française, notamment pour "détournements de fonds publics" et "corruption".  

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