Contrairement à ses collègues de la France Insoumise, Danièle Obono défend les réunions non-mixtes

Contrairement à ses collègues de la France Insoumise, Danièle Obono défend les réunions non-mixtes

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CONTRE-COURANT - Dans une interview à Sud Radio, la députée Danièle Obono a défendu la pratique de la non-mixité, ne la jugeant "pas dangereuse". Une prise de position en contradiction avec celle de ses collègues de la France Insoumise dont Alexis Corbière ou Adrien Quatennens.

"C'est une pratique qui existe dans beaucoup de mouvements, les mouvements féministes par exemple, les mouvements LGBT." Interrogée par Sud Radio, Danièle Obono a défendu le principe de non-mixité. La députée France Insoumise réagissait à la polémique autour du stage organisé par Sud Education 93 en décembre prochain et qui propose entre autres des ateliers réservés aux "enseignants racisés". 


Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer avait condamné la tenue de cet évènement et annoncé son intention de porter plainte pour diffamation contre le syndicat.

"La pratique de la non-mixité n'est pas dangereuse dans le sens où c'est une pratique qui répond, à un moment donné, à des besoins d'une catégorie, a-t-elle affirmé. Les personnes qui sont victimes de violence sur un certain nombre de questions vont avoir besoin de dire qu'il va falloir qu'on puisse discuter en se sentant en confiance. Du coup, il faut le faire avec des personnes avec lesquelles on s'identifie, comme partageant le même type de problèmes. Dans ce cas-là, c'est plus un outil pédagogique pour pouvoir libérer la parole plus facilement".

En vidéo

Jean-Michel Blanquer et la polémique des ateliers non-mixtes

Peut-être que le ministre devrait se renseigner un peu plusDanièle Obono, députée France Insoumise

Egalement interrogée sur la plainte déposée par Jean-Michel Blanquer et son appréciation de la non-mixité, la députée a affirmé à Sud Radio : "Malheureusement, peut-être que le ministre devrait se renseigner un peu plus. Dans les mouvements sociaux, dans l'histoire, ce sont des formes qui existent pour répondre à des besoins".

En défendant les réunions en non-mixité, sans évoquer directement Sud Education 93, Danièle Obono va à l'encontre de ses collègues députés de la France Insoumise et d'une majeure partie de la classe politique. Une réunion syndicale, je souhaite qu’elle soit ouverte à tous les syndiqués et je ne souhaite pas que l’on mette en place un système où (...) en fonction de la couleur de la peau, on peut se réunir ou pas", avait notamment affirmé Alexis Corbière au micro de LCP le 22 novembre dernier.


"Clairement, le fait de tenir des réunions syndicales qui font le tri de manière raciale me pose un problème évident. Moi je suis pour que les réunions soient ouvertes à tous", avait de son côté affirmé le député France Insoumise Adrien Quatennens à RTL.

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